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#1 2967-10-11 23:09:27

Beachboy51
Bouzouk

La légende de Beachboy51 : le retour du Bouzouk oublié ✨

Chapitre I — Le Bouzouk qui avait disparu dans la brume

Il était une fois, dans la merveilleuse et quelque peu délabrée ville de Vlurxtrznbnaxl, un Bouzouk dont le nom faisait trembler les Percepteurs, transpirer les profiteurs et rire les pochtrons du Bar des Pochtrons.
Ce Bouzouk s'appelait Beachboy51.
Quinze longues années auparavant, il avait quitté la ville dans des circonstances mystérieuses. Certains racontaient qu'il était parti chercher le secret des struls éternels. D'autres prétendaient qu'il avait été emporté par un Kramouth géant lors d'une nuit de beuverie. Les plus fous juraient l'avoir vu traverser les montagnes du Schnibble, accompagné d'une armée de Chwuiz volants.
Mais personne ne connaissait la vérité.
Puis, un matin, alors que les nuages verts recouvraient la ville et que le Percepteur venait d'augmenter les taxes sur les betteraves mutantes, un événement extraordinaire se produisit.
Une lumière dorée fendit le ciel.
Les cloches de l'Hôtel de Ville se mirent à sonner toutes seules.
Et, au bout de la vieille route des Lobrik, une silhouette apparut.
Un chapeau usé sur la tête, une cape couverte de poussière, une trompe fièrement dressée et un regard chargé de quinze années de secrets.
C'était lui.
Beachboy51 était de retour.

Chapitre II — La ville des struls perdus

Vlurxtrznbnaxl avait bien changé.
Les rues étaient toujours pavées de mauvaises intentions, les tavernes sentaient toujours le vieux Chwuiz, mais quelque chose s'était brisé dans le cœur des habitants.
Les taxes avaient grimpé jusqu'aux étoiles.
Les petits commerçants vendaient leurs marchandises à perte.
Les familles comptaient leurs struls avant d'acheter un Beurkeur.
Au marché, un vieux Bouzouk pleurait devant son étal.
Quinze struls pour un pauvre Lobrik ! gémit-il. À ce prix-là, bientôt, on mangera les emballages !
Beachboy51 s'approcha de lui.
Mon ami, pourquoi les habitants ont-ils le ventre vide alors que les coffres de la mairie débordent ?
Le vieillard baissa la voix.
Parce que ceux qui dirigent ont oublié le peuple. La Famille Struleone tire les ficelles, le Percepteur vide les poches, et le Maire promet des lendemains meilleurs depuis tellement longtemps qu'on attend maintenant le lendemain du lendemain !
Beachboy51 serra les poings.
Il comprit alors pourquoi le destin l'avait ramené.
Il n'était pas revenu pour chercher de l'or.
Il n'était pas revenu pour conquérir un palais.
Il était revenu pour rendre aux Bouzouks ce qu'ils avaient perdu : l'espoir.

Chapitre III — La fée du Schnibble

Cette nuit-là, Beachboy51 dormit sous le vieux chêne qui dominait la ville.
Au douzième coup de minuit, une poussière argentée descendit du ciel.
Une petite fée apparut devant lui. Elle portait une robe couleur Schnibble, des ailes transparentes et une couronne composée de minuscules pièces de struls.
Beachboy51, dit-elle d'une voix cristalline, tu es enfin revenu.
Qui es-tu donc, petite créature ? demanda-t-il.
Je suis la fée des Bouzouks oubliés. Il y a quinze ans, tu as quitté cette ville avec une promesse dans le cœur. Tu avais juré de revenir le jour où Vlurxtrznbnaxl aurait davantage besoin de courage que de magie.
Beachboy51 resta silencieux.
La fée leva son bâton et trois flammes apparurent dans l'obscurité.
Pour sauver ta ville, tu devras retrouver les trois trésors perdus.
La première flamme brillait d'un éclat cuivré.
Le trésor des Struls, pour libérer les habitants du poids des taxes injustes.
La deuxième était dorée comme le soleil.
Le trésor du Beurkeur, pour que chaque Bouzouk puisse manger à sa faim.
La troisième était bleue comme une nuit étoilée.
Le trésor de la Justice, pour que les puissants répondent enfin de leurs actes.
Beachboy51 observa les trois flammes.
Et si j'échoue ?
La fée sourit tristement.
Alors la ville continuera de rire pour ne pas pleurer.
Le Bouzouk se releva, ajusta son chapeau et répondit :
Alors je n'échouerai pas.

Chapitre IV — La bataille du Percepteur

Le lendemain, Beachboy51 se rendit devant le grand palais des impôts.
Là l'attendait le terrible Percepteur, une créature immense au ventre rond, aux doigts couverts de bagues et au rire aussi froid qu'un Beurkeur oublié dans un congélateur.
Ah ! Ah ! Ah ! Un Bouzouk revenu de nulle part ! ricana-t-il. Tu veux sauver le peuple ? Avec quoi ? Tes poches sont vides !
Beachboy51 sourit.
Mes poches sont peut-être vides, mais mon cœur ne l'est pas.
Il sortit de sa cape un vieux parchemin.
C'était le Livre des Comptes Oubliés, retrouvé dans les ruines d'une ancienne banque.
À chaque ligne apparaissaient des taxes absurdes, des dépenses mystérieuses et des fortunes disparues.
Les habitants se rassemblèrent.
Les commerçants levèrent leurs pancartes.
Les ouvriers cessèrent le travail.
Même les pochtrons du Bar des Pochtrons sortirent de leur taverne, certains avec encore leur chope à la main.
Beachboy51 brandit le parchemin.
Bouzouks ! Ce qui vous appartient ne doit pas disparaître dans les poches des profiteurs ! Nous exigeons des comptes, de la transparence et des règles justes !
Le Percepteur blêmit.
Pour la première fois depuis des années, quelqu'un osait lui tenir tête.
Et lorsque le peuple réclama des explications, le géant prit ses jambes à son cou, laissant derrière lui une montagne de formulaires fiscaux.
La première flamme apparut dans la main de Beachboy51.
Le trésor des Struls était retrouvé.

Chapitre V — Le festin des mille Beurkeurs


Pour retrouver le deuxième trésor, Beachboy51 partit vers les plaines de Kramouth.
Il y découvrit des fermiers épuisés, des producteurs ruinés et des marchands qui cachaient leurs dernières réserves.
Au sommet d'une colline se dressait le château de la Faim, gardé par un dragon dont les écailles étaient faites de tickets de caisse.

La bête rugit :
Nul ne mangera sans payer le prix que je décide !
Beachboy51 leva les yeux vers elle.
Et si nous partagions plutôt ce que la terre nous offre ?
Le dragon éclata de rire.
Partager ? Voilà bien une idée de Bouzouk affamé !
Alors Beachboy51 appela les producteurs de Kramouth, les artisans du Chwuiz et les cuisiniers des quatre coins de la ville.
Ensemble, ils organisèrent le plus grand festin jamais vu à Vlurxtrznbnaxl.
Chacun apporta quelque chose.
Un fermier offrit des légumes.
Une boulangère prépara des pains.
Un vieux cuisinier inventa une sauce si épicée qu'elle fit éternuer trois dragons et un conseiller municipal.
Bientôt, mille Beurkeurs furent distribués aux habitants.
Les enfants riaient.
Les anciens pleuraient de joie.
Et le dragon, attiré par cette odeur irrésistible, descendit de sa colline.
Il goûta un Beurkeur.
Puis un deuxième.
Puis douze autres.
Par le Schnibble ! s'exclama-t-il. C'est meilleur que l'or !
Le dragon abandonna son château et jura de protéger les producteurs plutôt que de dévorer leurs récoltes.
La deuxième flamme se posa dans la main de Beachboy51.
Le trésor du Beurkeur était retrouvé.

Chapitre VI — Le jugement des puissants

Il ne restait plus qu'un trésor.
Le plus dangereux de tous.
Celui de la Justice.
Au centre de Vlurxtrznbnaxl se dressait le Palais des Ombres, où les puissants se réunissaient derrière des portes closes.
On y murmurait le nom de la Famille Struleone.
On y signait des accords secrets.
On y décidait parfois du sort des habitants sans même leur demander leur avis.
Beachboy51 franchit les portes.
je viens réclamer une ville où la loi soit la même pour tous !
Un silence glacial envahit la salle.
Un conseiller éclata de rire.
Et qui t'a donné le pouvoir de demander cela ?
Beachboy51 répondit :
Personne. C'est précisément le problème. Le pouvoir ne doit pas appartenir à ceux qui se le donnent entre eux. Il doit servir ceux qui vivent ici.
Les Bouzouks entrèrent derrière lui.
Ils demandèrent des comptes publics, des décisions compréhensibles et une justice indépendante des fortunes personnelles.
Il n'y eut ni épée magique ni bataille sanglante.
Seulement des preuves, des témoignages et un peuple qui refusait désormais de se taire.
Les portes du Palais des Ombres furent ouvertes.
Les registres furent rendus publics.
Et les habitants comprirent qu'une ville juste ne naissait pas d'un héros tout-puissant, mais de citoyens capables de demander des comptes à ceux qui les gouvernent.
La troisième flamme s'éleva dans les airs.
Le trésor de la Justice était retrouvé.

Chapitre VII — Le retour du héros

Le soir venu, toute la ville se rassembla sur la grande place.
Les trois flammes fusionnèrent pour former une couronne lumineuse.
La fée du Schnibble apparut au-dessus de la foule.
Beachboy51, tu as retrouvé les trois trésors. Tu peux désormais réclamer la plus grande récompense de ce royaume.
Un coffre d'or apparut devant lui.
À l'intérieur brillaient des milliers des struls.
La foule retint son souffle.
Beachboy51 regarda le coffre, puis les habitants.
Il le referma.
Gardez votre or, dit-il. Je ne suis pas revenu pour devenir le plus riche des Bouzouks. Je suis revenu pour que les Bouzouks puissent vivre dignement, manger à leur faim et rire sans craindre le lendemain.
Pendant quelques secondes, personne ne bougea.
Puis un vieux pochtron leva sa chope.
À Beachboy51 ! Le seul Bouzouk qui refuse un coffre plein de struls !
La place entière éclata de rire.
Les musiciens se mirent à jouer.
Les Beurkeurs volèrent presque aussi vite que les rumeurs.
Même le Percepteur, caché derrière une statue, osa esquisser un sourire.
Cette nuit-là, Vlurxtrznbnaxl retrouva quelque chose qu'elle avait perdu depuis quinze longues années.
La joie.
Et au milieu de la foule, Beachboy51 contempla les lumières de la ville.
Il savait que les taxes ne disparaîtraient pas en un jour, que les profiteurs ne renonceraient pas facilement à leurs privilèges et que la justice demanderait encore du courage.
Mais il savait aussi une chose.
Tant qu'un Bouzouk oserait se lever pour défendre les autres, l'espoir ne mourrait jamais.

Épilogue — La prophétie des quinze années
On raconte que, depuis cette nuit, une inscription mystérieuse apparaît chaque année sur la porte du Bar des Pochtrons :

« Quand quinze années auront passé, le Bouzouk reviendra.
Il ne portera ni épée, ni couronne.
Il portera les colères du peuple, les rêves des pauvres et l'espoir des oubliés.
Son nom sera Beachboy51.
Et tant que les Bouzouks garderont leur liberté de râler, la lumière ne quittera jamais Vlurxtrznbnaxl. »
Depuis, les anciens racontent son histoire aux jeunes Bouzouks.
Certains disent qu'il deviendra un jour le plus grand maire de l'histoire.
D'autres pensent qu'il repartira vers des contrées inconnues, là où les Kramouths parlent et où les Schnibbles chantent.
Mais tous s'accordent sur un point :
Quinze ans après son départ, Beachboy51 était revenu.
Et cette fois, il n'était pas revenu pour repartir sans avoir essayé de changer le destin de sa ville.
Car les légendes ne commencent pas toujours par un roi.
Parfois, elles commencent par un Bouzouk qui en a assez de payer trop de taxes.
Et si le prochain chapitre de cette histoire s'écrivait avec vous ?

VIVE BEACHBOY51 !
VIVE LES BOUZOUKS !
ET QUE LES BEURKEURS SOIENT AVEC NOUS ! ?✨

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