La tempête s’était abattue sur les rues, faisant claquer les volets et fuir les derniers passants. Fievel marchait seule sous la pluie, sans vraiment chercher à s’en protéger. À plusieurs reprises, elle dépassa une intersection avant de s’arrêter, comme si elle avait oublié où ses pas devaient la mener.
Contre elle, à l’abri de son manteau, elle tenait une enveloppe épaisse frappée du sceau de son entreprise. Rien d’un courrier ordinaire. Sous le rabat encore entrouvert, on distinguait le bord d’un document soigneusement plié, quelques paraphes et une signature dont l’encre avait à peine eu le temps de sécher.
Son pouce s’attarda sur le sceau. Elle connaissait chaque détail de cet emblème. Ce soir, pourtant, elle le regardait avec l’étrange attention que l’on porte aux choses avant de les confier à quelqu’un d’autre. Puis elle referma l’enveloppe et jeta un bref regard derrière elle.
Un volet grinça. Fievel reprit sa marche.
Plus tôt, elle avait croisé son ami Donuts. Son départ approchait. Elle avait trouvé la force de lui sourire, de prononcer quelques mots, mais depuis qu’ils s’étaient quittés, leur conversation lui revenait par morceaux. Chaque fois, sa gorge se serrait davantage. Elle aurait voulu le retenir encore un instant, lui parler de n’importe quoi, retarder ce moment où il faudrait le regarder partir. Sous la pluie, personne ne pouvait deviner à quel point cela la dévastait.
Au détour d’une ruelle, une silhouette familière la fit enfin ralentir.
King-jon-un.
Son fidèle compagnon de trompe se tenait à quelques pas. Fievel s’arrêta devant lui. Elle ouvrit la bouche, hésita, puis baissa les yeux vers l’enveloppe. Sa main se crispa légèrement sur le papier.
Sur les paliers voisins, quelques curieux s’attardaient, soudain très occupés à observer les dégâts de la tempête.
Fievel se rapprocha de King-jon-un, posa doucement une main sur son bras et se pencha à son oreille. Ses lèvres remuèrent à peine. Le vent emporta ce qui aurait pu parvenir aux indiscrets.
Lorsqu’elle se redressa, elle chercha son regard et resta silencieuse, l’enveloppe serrée entre eux.
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Hum... je vois, c'est déjà le moment...
Ma chère patronne, est-ce donc bien votre souhait ?
Dernière modification par King-jon-un (2967-10-07 17:58:53)
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Fievel baissa les yeux sur l’enveloppe. À force de la serrer, elle en avait froissé un coin, qu’elle tenta machinalement de lisser.
— Mon souhait… Je ne sais pas si j’emploierais ce mot.
Elle leva vers lui un regard fatigué.
— Mais j’y ai réfléchi, King. Bien avant ce soir.
Une rafale la fit se rapprocher davantage. Elle effleura le sceau du bout des doigts, puis tendit l’enveloppe vers son fidèle compagnon, sans tout à fait la lâcher.
— Il reste une chose que je dois savoir…
Son regard glissa vers les silhouettes sur les paliers. Elle attendit le prochain grondement du tonnerre pour murmurer la suite à son oreille.
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-"LA cause commune est plus grande que l'individu" comme le disait un grand Bouzouk... Je suppose que nous nous reverrons tromptement. Quelque soit son contenu, j'en prend conscience aussitôt que faire ce peu ma brave Fievel.
Sous la pluie batante quelques mots fur encore échangé
King-Jon-Un se sentait aussi fébrile que les éclairs qui parcouraient le ciel.
Il avait d'avance une idée de ce que signifiait tout ceci.
L'heure, l'endroit, la discrétion, le ressentiment.
Il avait eu dans son passé de secrétaire des requêtes et mission qui se passait de façon similaire.
L'air froid et humide qui lui fouette la trompe, le secret, les regardes indiscrets à distance, les... personnes qui sont ou était...
- Très bien, je pense qu'il est temps. As-tu quelque chose de plus à dire ?
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Fievel relâcha enfin l’enveloppe, la laissant entre les mains de King-Jon-Un. Elle jeta un regard vers les paliers, où quelques silhouettes semblaient décidément trouver la tempête passionnante.
— Nous nous reverrons demain. Même heure, même ruelle… sauf si les pochtrons nous regardent de trop !
L’ombre d’un sourire passa sur son visage, puis elle reprit à voix basse
— Je compte sur ta discrétion, King. Nous en parlerons demain.
Elle pressa brièvement son bras avant de s’éloigner sous la pluie, sans se retourner.
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King-jon-un resta de marbre regardant son amie, sa seule véritable amie s'évanouir dans la pénombre.
Une larme se mit a descendre a travers son âme.
Il avait vécu pareil scène il y a maintenant fort longtemps dans un endroit fort différent.
Profitant du tonerre pour renifler un grand coup, il se mit lui aussi en marche de son domicile.
Une fois chez lui à l'abri des curieux, il saisit le document, lu attentivement chaque ligne...
Jetta le courrier dans le poêle qui réchauffait la pièce, sans aucunement réchauffé son cœur.
- Hé bien... C'est comme cela que ça devait ce passer. Comme quoi le passé est un labyrinthe qui retrouve son chemin quoi que l'on fasse.
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En quittant la taverne pour rentrer chez elle, Pincemi lutte contre la tempête qui essaie d'emporter son pébrok. Elle s'arrête en apercevant Fievel et King-jon-un.
Tiens, je savais pas que... Qu'ils sont mignons !
Son sourire attendri s'efface quand une bourrasque soulève sa robe, plaquant le tissu contre son visage. Son pébrok se retourne, lui faisant perdre l'équilibre.
Cul nu et bringueballée par son pébrok emporté par le vent, Pincemi crie dans la nuit :
- Au secours !
Blonde, Belle et Bonne
PinceSky blaz ever
Disciple du Schnibble et MLBiste bourgeoise
Super-neuronée grâce à l'expertise scientifouille de WellMax
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Au cri de Pincemi, Fievel se retourne et se précipite vers elle. Ses chaussures dérapent sur les pavés mouillés, mais elle parvient à lui saisir la taille.
— Lâche ton pébrok ! On préfère te garder entière que te récupérer en pièces détachées sur la place !
Arc-boutée contre le vent, Fievel l’attire sous le porche le plus proche et rabat tant bien que mal la robe de la malheureuse. Elle retire ensuite son manteau pour lui en couvrir les épaules.
— King ! Un petit coup de main, avant qu’on s’envole toutes les deux !
À l’abri, Fievel reprend son souffle et examine Pincemi avec inquiétude.
— Rien de cassé ?
Un sourire malicieux finit par lui échapper.
— Et qu’est-ce que j’ai entendu ? « Qu’ils sont mignons » ? Tu manques de finir en cerf-volant et tu trouves encore le temps de nous inventer une histoire ! haha Sacré boo$$$ eeee Pincemi, Pincemi.
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King-Jon-Un, se retournais quand il entendit dans le fracas de la pluie son nom.
Il ne voyait pas d'où provenait ce son.
Demi-tour. Il avança a grande foulée vers l'entrée du bar quand il aperçu une silhouette particulièrement étonnante.
On aurait dit un paon comme on peut en retrouver dans certain livre du musée de Vlurx.
- QUI EST LA? FIEVEL?
Pas de réponse...
Il s'avança déterminé, a chaque pas la silhouette qui se dessinait lui rappelait quelque chose.
- Mais par ma trompe ! pourquoi donc vous câliné vous sous un porche ? OH ! hum... rougit
- T... tu pourrais la couvrir un peu mieux s'il te plait ? Je vois... hum...devient écarlate
King-Jon-Un commença à provoquer un nuage vaporeux autour de son corps tant la gêne lui chauffait les entrailles.
- Je... euh... Prend ma main ! Je vais vous aidez. MAiS, par pitié couvre là !!!
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Bâillonnée par sa robe, Pincemi peine à articuler. Elle se sent soudain empoignée par une force contraire à celle de son pébrok. Doux Schnibble ! Soit quelqu'un l'aide, soit quelqu'un profite de sa détresse pour se venger. Ou l'enlever !
Ceci dit, ça fait longtemps que Pincemi ne s'est pas retrouvée ligotée dans une cave et ça commencerait presque à lui manquer. La sensation des cordes sur ses poignets, le bâillon qui la contraint au silence, Klooks assis sur une poubelle à faire semblant de la détester... La bulle claque quand Pincemi reconnaît la voix de Fievel. Débarrassée de son bâillon, elle peut à nouveau respirer et parler.
- ça va, Schnibble merci ! C'est grâce à toi ! Toi et...
Elle se tourne vers King-jon-un avec un sourire malicieux qui se fige soudain en une expression de terreur inquiète.
- Je pensais l'avoir juste pensé. J'ai dit ça tout haut ?
Quand elle voit le teint orange de Kinh-jon-un virer au cramoisi, Pincemi ajuste sa robe détrempée comme elle peut. Elle finit par s'agacer, le tissu mouillé lui colle à la peau, dissimulant à peine plus que quand il flottait sur son visage.
- En général, on me préfère découverte, mais je ferai de mon mieux pour épargner tes noeils chastes. Du coup, tu ferais mieux de regarder de l'autre côté, ma robe colle tellement qu'elle me fait une zigonde peau, c'est comme si j'étais toute nue.
Blonde, Belle et Bonne
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Disciple du Schnibble et MLBiste bourgeoise
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Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis la rencontre avec King-Jon-Un et Pincemi. Fievel n’avait pas oublié leur échange… et son silence ne signifiait pas qu’elle était restée inactive.
Après s’être assurée qu’aucun regard indiscret ne suivait ses mouvements, elle s’était faufilée dans la propriété de Jacques-Brel. Une enveloppe soigneusement dissimulée contre elle, elle avait gagné l’endroit choisi et l’y avait glissée avec précaution. Suffisamment à l’abri des regards pour ne pas être découverte par hasard… mais placée de façon à ce que Jacques-Brel la trouve au moment opportun.
Elle avait reculé d’un pas, vérifié que rien ne trahissait son passage, puis esquissé un léger sourire.
— Chaque chose en son temps…
Sans s’attarder davantage, Fievel avait quitté les lieux aussi discrètement qu’elle y était entrée. Il ne restait désormais qu’à patienter.
Mais la soirée de Fievel ne s’arrêtait pas là. Quelques ruelles plus loin, derrière une taverne dont même les habitués évitaient de donner le nom, un autre rendez-vous l’attendait.
Elle contourna un tas de détritus et poussa une porte poisseuse donnant sur une arrière-salle. L’endroit empestait la bierro éventée. Une ampoule fatiguée éclairait trois tables bancales, tandis que des bruits peu rassurants provenaient de l’étage. Ici, on payait ses consommations et on ne posait pas de questions.
Fievel s’installa dans le coin convenu, face à l’entrée. Elle essuya du bout des doigts une tache suspecte sur la table, regretta aussitôt son geste et marmonna :
— La prochaine fois, c’est moi qui choisis l’endroit…
Au grincement de la porte, elle releva la trompe. Reconnaissant King-Jon-Un, elle lui fit un signe discret et attendit qu’il soit suffisamment proche pour parler à voix basse.
— L’enveloppe est en place chez Jacques-Brel. Maintenant, évitons qu’une trompe trop curieuse vienne se mêler de nos affaires…
Elle tira légèrement la chaise voisine avec son pied.
— Assieds-toi. J’espère que personne ne t’a suivi.
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King-Jon-Un s'assied
— Une bonne chose de faite.
Du moins, je l'espère. Je ne pense pas avoir été suivit.
Mais tu sais durant mes jeunes années, j'ai filé tant de trompe... Aucune ne se doutais de ma présence.
Il est toujours possible que les années m'aient ôté quelque capacités ![]()
— Alors qu'en est-il ?
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Fievel esquissa un sourire en regardant autour d’elle.
— Si les années t’ont ôté quelques capacités, elles n’ont rien arrangé à tes goûts en matière de taverne…
Elle écarta un verre dont le fond semblait abriter une forme de vie, puis posa les avant-bras sur la table.
— L’enveloppe est déposée. J’ai pris soin de choisir son emplacement… Jacques-Brel ne devrait pas tomber dessus en allant simplement arroser ses fleurs.
Un grincement derrière la porte lui fit suspendre sa phrase. Elle attendit que les pas s’éloignent avant de reprendre, plus bas.
— Mais si je t’ai donné rendez-vous, ce n’est pas seulement pour te raconter ma petite promenade chez lui.
Fievel plongea la main dans sa poche, sans encore en sortir quoi que ce soit.
— Avant d’aller plus loin… quelqu’un d’autre est-il au courant de notre échange dans la ruelle ? Pincemi nous a vus ensemble, certes. Mais as-tu parlé de cette affaire à une autre trompe ?
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La réflexion pris quelque seconde, King, se rappelant avec un léger sourire et une teinte cramoisie qui lui remontait a la trompe, la jolie Pincemi dans son presque plus simple appareil...
— Ma trompe est restée aussi fermée qu'un de ces zlote de sachet de kawète, tu pourrais m'ouvrir celui-ci d'ailleurs ?
Tend un sachet froissé mais toujours scellé de Kawète à Fievel
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Fievel observa la trompe cramoisie de King, puis le sachet qu’il lui tendait.
— Je vois… Tu repenses à Pincemi. Fais attention, ta trompe nous éclaire davantage que l’ampoule. Pour un rendez-vous secret, c’est gênant.
Elle récupéra le paquet et tira sur les coins. Rien. Elle changea de prise, fronça les sourcils et coinça un bout entre ses dents. Toujours rien.
— Tu as filé tant de trompes, mais c’est finalement un sachet de kawètes qui te tient en échec. Une fin de carrière tragique…
Elle tira de toutes ses forces. Le sachet explosa.
Une pluie de kawètes traversa la table. L’une termina dans son décolleté, une autre dans le verre suspect, et une troisième disparut dans une fissure du mur. Une petite patte en ressortit aussitôt pour en réclamer une seconde.
Fievel abattit lentement sa main sur la fissure.
— Pas maintenant. On est en réunion.
Sans quitter King des yeux, elle se tortilla sur sa chaise pour déloger la kawète fugitive, avec toute la dignité que permettait la situation. C’est-à-dire très peu.
— Si tu racontes ça à Pincemi, je nie tout.
Elle lui rendit le fond du sachet, qui contenait encore deux kawètes et beaucoup de déception.
— Tiens. J’ai vérifié, elles ne sont plus sous scellés.
Après avoir jeté un œil vers la porte, Fievel se rapprocha et baissa la voix.
— Bon… Tu disais savoir suivre une trompe sans te faire remarquer. J’aurais justement besoin de ce talent.
Elle retira une dernière kawète coincée dans son col et la posa devant lui.
— Ça te dirait de reprendre du service ? Je peux même te verser une avance.
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King regardait le ciel a travers le plafond. Comment un agent sur kalifié pouvait être tant gené a la simple vue d'une... kawète.
évidemment qu'il ne dirait rien. Il n'en est plus capable dès que son interlocuteur possède deux gros atout sous la trompe...
— Hum... Tu sais bien que je ne peux rien te refusée. Cela dit je ne souhaite pas de rémunération. Sache que quelque soit ton besoin je m'y tiendrais. Mais, c'est unique. Je ne suis même pas sur de pouvoir encore réussir.
Regarde cette trompe mollassonne, Je n'ai plus que les kawètes croquante de dur en moi.
King, fixe la porte comme si quelqu'un ou quelque chose pourrait entré a chaque instant et lui volé sa précieuse amie.
— Aller dit moi tout.
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Fievel baissa les yeux vers la kawète proposée en guise d’avance, puis la récupéra.
— Sans rémunération ? Très bien. Je reprends l’acompte.
Elle la croqua avant que King puisse changer d’avis.
— Et rassure-toi, je cherche quelqu’un de discret, pas quelqu’un capable d’enfoncer une porte avec sa trompe. Tes kawètes peuvent donc rester les seules à assurer le service.
Son sourire s’adoucit. Elle posa brièvement sa main sur celle de son ami.
— Je te demande un coup de main, King. Pas de me prouver que tu es encore celui d’autrefois. Si tu sens que ça tourne mal, tu rentres. Je préfère te retrouver ici à lutter contre un paquet de kawètes que devoir venir te chercher ailleurs.
Elle suivit son regard vers la porte.
— Et cesse de surveiller cette entrée comme ça. À force, même la porte va comprendre qu’on prépare quelque chose.
Fievel se pencha et reprit plus bas.
— Jacques-Brel. Je voudrais que tu gardes un œil sur lui. Quand il trouvera l’enveloppe, j’aimerais savoir ce qu’il fera… et surtout qui il ira voir. Tu observes, tu écoutes si l’occasion se présente, mais tu n’interviens pas.
Un léger grattement monta de la fissure du mur. Fievel y poussa une miette de kawète avec le doigt.
— Voilà pour toi. Et si quelqu’un demande, tu n’as rien entendu.
Elle reporta son attention sur King.
— Tu crois que c’est dans tes cordes ? Ou faut-il que je confie l’affaire à notre voisin ? Il a déjà l’avantage de vivre dans les murs.
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King relacha son regard et fixa Fievel.
— Ce n'étais pas dans la lettre ça. Je suppose que que je suis encore capable d'une mission comme celle-ci.
En prenant l'une des deux Kawète survivante, King la fil rouler entre ses doigts. Il était déjà en train de visionner comment procéder, a quel moment serais le plus opportun et depuis quel endroit il obtiendrait les informations attendue.
Gobant la kawète, il se releva en poussant sa chaise.
— Très bien, je te ferais parvenir ce que je trouve. Ne t'attend pas a me revoir de sitot. J'ai besoin de préparation. Au revoir ma douce amie. Notre prochaine rencontre sera probablement dans un endroit plus amicale que ce vieux taudis a la bierros chaude qui sent le dessous de pantoufle.
Il s'éloigna dans un mouvement gracieux un sourire crispé au lèvre dissimulé sous sa trompe.
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King-Jon-Un est posté sur le toit d'un immeuble pile en face de la fenêtre du bureau de Jacques-Brel, l'endroit est parfait.
Une légère inclinaison qui en fait un endroit sur et discret, un muret pour ce poster à l'abri des habitants en contrebas.
Il dispose son matérielle d'écoute, ses jumelles (deux jolie blonde proche de Pincemi en format 1/32ème).
Trois sachet de kawète et Dix-huit bierros ainsi qu'un du Kornomouth hydratant en suffisance face au rayon solaire plus ardent qu'un feu de la St Struls.
- Jour 1: J'ai aperçu Donuts je crois, cacher sous un chapô marron moucheté de point vert. J'ai reconnu sa trompe duveteuse dépassé sous le troisième bouton de son impaire.
Cette fois c'est Pincemi qui passe, elle file direction le nord,nord-est en "cachant" une bouteille de champo dans son décolleté. (note a moi même, ne plus regarder sous risque d'évanouissement)
Une personne vétue de blanc uniquement entre dans le batiment. Etonnant, je n'ai vu personne en ressortir depuis, cela fait une demi journée...
Il est tard, il fait nuit j'ai chicoté un piouk qui passait par la. Ce zlote de piaf ma chier dessus... Bonne nuit
- Jour 2: Le réveil fit brutal, une pluie de grêle m'est tombée sur le coin de la trompe. J'ai mal...
- Jour 3: J'ai loupé une journée complète, n'ayant pas pris d'antidouleur avec moi, j'ai perdu ma journée a la Zoukatie a attendre que la Zoukatienne traite le rhume de Mme Martine a base de pikouze dans la trompe et bierros dans le... Oublions cette image pitié.
De retour sur mon perchoir, Un groupe de piouk avait dévalisé mes réserves ne me laissant que deux pauvre fond de bierros, autant voir dire que les douze d'avant hier m'ont semblé étrangement lointaine...
- Jour 4: ENFIN, je retrouve une kawète au fond de ma poche intérieur ! J'ai grand hâte de la dégustée.
J'aperçois pour la première fois Jacques-Brel. Je l'observe, mais, je ne peux entendre ce qu'il dit... Les batteries de mon preneur de son sont a plat... Fort heureusement, il n'a pas encore trouver tu sais quoi.
- Jour 5: J'ai faim, j'ai soif... J'ai été acheter une batterie neuve, dans l'excitation je n'ai acheter que cela... Je n'ai pas la foi de descendre à nouveau.
Début d'après midi, j'aperçois Jacques, Il tient un document. J'allume l'appareil...
- Jour 6: Echec, c'étais une histoire d'héritage de son arrière grande Bombouzoukette, une mise en demeure de 18 mille struls a remboursé pour hier... Toujours rien au sujet du courrier.
Il fait soir, Je vois une faible lueur dans le bureau de ma cible. Le preneur de son capte mal, mais... ça y est. JE L'ENTEND. Cette fois, l'information est prise ! JE termine et j'arrive Fievel !
Un crissement retentit, King se relève brusquement face au vide de six étage.
- Uzur Song Yun !
Dans un élan King se tourna, en même temps une paire de main le poussait, il trébuche sur le muret, part a la renverse et s'envole avec la grâce d'un Kramouth un beau matin d'été.
Cela faisait bien des années qu'il n'avait pas entendu son prénom de naissance. Celui attribué bien avant d'atterrir Dans la ville de Vlux.
Il savait que c'était la fin, par chance, il avait eu le reflexe de glisser son carnet dans son pantalon. Le tenant fermement de sa trompe, il le savait sauve.
Pendant la descente interminable, il repensa a tant de moment mémorable, mais, surtout a ceux récent.
Les moment avec Fievel a l'entreprise a boire une bierros discretos derrière son Ordinarrateur
Ou encore les longues session d'essayage de robe où il s'endormait généralement entre deux ouverture de cabine.
Les discussions au partit et les fois où il était sur le banc des non concurrent a regarder ses copains se battre pour être maire.
Mais surtout il se souvenait de ce jour de pluie, de ce qu'il avait vu et fais avec une adversaire de parti ,mais, aussi une Zoukette magnifique. N'empêche qu'il préfère le naturel de Fievel...
Cependant le corps de Pincemi était a tomber. King eu un petit rire.
"Bon hé bien, le passer finit toujours par ressurgir au final, c'est dommage, je commençais a me plaire parmis ces Zouks. Tu me manquera l'amie... Puisse tu trouvées ce carnet"
"SHTOK BLARGSSSS"
Ainsi termina King-Jon-un, empalé en plein coeur sur le poteau d'un panneau.
Sur celui-ci nous pouvions trouver l'inscription "Ne pas déposer d'immondice, ni embrocher de piouk."
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Fievel s’était arrêtée net au pied du panneau
.
Elle avait d’abord reconnu les vêtements. Puis la trompe. Puis ce visage qu’elle aurait préféré retrouver assoupi derrière son ordinarrateur, une bierros discrètement coincée entre les genoux. Ses yeux descendirent vers l’inscription : « Ne pas déposer d’immondice, ni embrocher de piouk. » Elle relut la phrase, stupidement, comme si une seconde lecture pouvait changer ce qui se trouvait au-dessus.
— King… ?
Pas de réponse. Pas même une remarque douteuse sur sa robe ou une demande de kawètes. Fievel porta une main à sa bouche. Ses jambes fléchirent et elle resta là, ravagée, incapable de détourner les yeux.
Un LONG moment passa. Suffisamment long pour qu’elle espère encore le voir ouvrir un œil et lui annoncer que tout cela faisait partie d’une couverture particulièrement convaincante. Mais King demeurait immobile, et le silence finit par lui arracher un sanglot.
— Tu m’avais promis un endroit plus agréable pour notre prochaine rencontre… T’as vraiment des goûts de zlote.
Elle essuya maladroitement ses joues avant de s’approcher. Il avait passé plusieurs jours en mission pour elle. Il devait forcément avoir quelque chose sur lui. Cette pensée lui rendit juste assez de présence d’esprit pour entreprendre de fouiller sa dépouille encore tiède, avec des mains qui tremblaient.
Une odeur familière de kawète lui parvint, aussitôt suivie de celle, beaucoup moins attendrissante, du piouk qui lui avait chié dessus. Une vague senteur d’urine semblait également participer à l’hommage. Mais rien ne le prouvait, et Fievel n’était pas d’humeur à mener cette partie de l’enquête.
Elle contempla son visage abîmé, pinçant les lèvres pour retenir une nouvelle vague de larmes.
— Je sais pas si c’est la grêle qui t’a rendu aussi moche, la chute… ou bien ta naissance. Va savoir…
Un petit rire lui échappa malgré elle. Elle attendit presque la réplique. Cette attente fut pire que le silence.
En fouillant une poche intérieure, ses doigts rencontrèrent un morceau de papier. Une photo de Pincemi. Fievel la déplia et l’examina, sourcils froncés. Certains plis étaient particulièrement marqués. D’autres lui semblaient défier toute logique de rangement.
— Ah… Je vois que la surveillance était approfondie.
Elle tourna la photo, puis la remit précipitamment à l’endroit.
— Non. Finalement, je préfère ne pas savoir.
Elle la rangea dans la poche de King, en laissant dépasser juste un coin. Même dans cet état, il parvenait encore à lui faire lever les yeux au ciel. Son regard remonta alors vers les toits, avant de revenir sur le pavé. Pour un dupeur pareil, il fallait reconnaître que le sol l’avait malheureusement bien dupé.
Une masse rectangulaire enfouie dans son pantalon attira ensuite son attention. Ce n’était ni sa couleur, ni sa forme, à vrai dire. Quant à son odeur, elle se refusait catégoriquement à tout commentaire supplémentaire. Elle connaissait simplement ce trompeur : il cachait toujours des choses. Parfois même dans des endroits… bizarrement choisis.
— King, je t’en supplie… fais que ce soit utile.
Elle retroussa une manche, hésita, puis se résigna. Quelques contorsions et deux insultes affectueuses plus tard, elle extirpa enfin un carnet.
— Des poches. Ça existe, les poches.
Elle ouvrit l’objet avec précaution. L’écriture de King couvrait les pages : les passages devant le bureau, les descriptions des silhouettes, les horaires… et une quantité préoccupante de considérations sur les bierros et les kawètes. Elle parcourut le récit de la grêle, de la Zoukatie, des réserves pillées.
— Une batterie… Tu es redescendu acheter une batterie et t’as même pas pensé à prendre à manger…
Fievel secoua la tête. Elle reconnaissait tellement bien son ami dans ces lignes que, pendant quelques instants, elle eut presque l’impression de l’entendre raconter ses malheurs.
Puis elle atteignit les dernières notes. Jacques-Brel. Une lueur dans le bureau. Le preneur de son. Et enfin… le courrier.
— Oui ! Il a réussi ! Il a enfin trouvé cette lettre !
Elle se tourna vers lui, le carnet levé, prête à partager son soulagement.![]()
Son bras retomba lentement.![]()
— T’as réussi, King…
Cette fois, les mots sortirent à peine. Elle relut la dernière phrase : « JE termine et j’arrive Fievel ! » Son pouce resta posé au bord de la page. Il s’apprêtait à revenir. À lui raconter tout ça, probablement en exagérant la taille des grêlons et le nombre de piouks.
Elle referma doucement le carnet et le glissa à l’abri contre elle. Puis, avec un coin propre de son mouchoir, elle essuya la joue de King.
— Je l’ai trouvé, ton carnet. Tu peux arrêter de le surveiller.
Elle resta encore un instant près de lui, une main posée sur son bras.
— Et je vais te faire descendre de là. Parce que les sorties théâtrales, ça va bien… mais je refuse de venir me recueillir devant une interdiction de déposer des ordures.
Fievel recula enfin pour chercher de l’aide. Avant de quitter le panneau, elle lui adressa un dernier regard.
— La prochaine bierros sera pour toi, mon vieil ami. Et pour une fois… je te laisserai la dernière kawète.
[Modération] Les bouzouks ne meurent pas! Ils partent en Quête du Schnibble, avec leur corps et peuvent donc en revenir. On ne peut donc trouver ni de bouzouk mort ni de dépouille. Ce rôle play ne respecte absolument pas le lore de bouzouks.net
Dernière modification par Dona Ticott (2967-10-29 12:42:11)
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