Pincemi sort du placard à balais - Schnibble seul sait kesk'elle y faisait - avec autant de discrétion qu'un kramouth dans un magazouk d'item99. Occupée à regarder son doigt où aucune bague ne brille encore et à se réjouir d'être enfin Mazoukette Sky Struleone, Pincemi ne prête pas attention au monde autour d'elle. C'est là que...
Alors qu'elle faisait bronzette sous les doux rayons du printemps radioactif, Pincemi, lascivement étendue sur les pelouses Struleone, est dérangée par les pépiements intempestifs de... de... Diantre ! De gens ! Elle se relève péniblement, un peu engourdie par l'inactivité prolongée et le champo, et rejoint le portail. De l'autre côté, elle reconnaît quelques trompes, dont celle de son amie-et-plus-si-affinités Seylinn.
- Qu'est-ce que vous faites là ? C'est pas le Trou du Culte, ici, on y entre pas comme dans un moulin ! Sauf toi, Seylinn. Tu entres quand tu veux, où tu veux...
Pincemi regarde Crole faire son petit pestak. Elle s'apprête à applaudir quand sa soi-disant coupine commence à insinuer des insinuations pas très schnibblik.
- Ah bah d'ak d'ak, je vois le genre ! Parce que c'est Pincemi, c'est forcément pour me pécho, c'est ça ? Parce que Pincemi est une Pincemi-couche-toi-là, c'est bien connu ! Et qu'elle sait jamais se contenter de kah seul zouk. Dès qu'elle parle à quelqu'un, c'est dans l'espoir de se vautrer avec dans un lit, hein ! Ou à même le sol, tiens ! Comme des grazouks en rut ! C'est ça que tu veux dire ? "Coupine" ?
Pincemi se lève d'un bond et tape frénétiquement dans ses mains.
- Owi owi ! Mawiaze avec Zaï tiswit !
Pincemi se lève d'un bond.
- ça suffit, maintenant ! Romain, tu donnes ton Légendaire, qu'on en finisse avec cette horreur !
Elle va s'assoir sur les genoux affaiblis de son amour de toujours.
- La quête et plus de problème de faim ni de soif ? Ou l'asile et sa bouffe immonde ! On vote ?
Pincemi sursaute, puis sourit en voyant Crole débouler et s'accrocher à son bras.
- Oh ! Coupine ! Salut ! Je suis contente de te voir ! On...
Crole et Light s'engagent alors dans une joute oratoire de grande envergure. Pour ne pas aggraver sa migraine, Pincemi se dit qu'il est préférable de ne pas participer. Elle se sert de sa main libre pour sortir des lobriks caramélisés oubliés par tiktok dans le fond de son sakamin et grignote en admirant le combat verbal qui se déroule sous ses noeils.
Pincemi s'exalte, se lève et tape dans les mains.
- Toutafé ! Toutafé ! Vous allez tout comprendre !
Elle se ravise et se rassoit.
- Enfin, ptet pas tout. Mais si j'ai moi-même à peu près compris, les zig Ticott ne pouvaient pas coexister sous peine de dérèglement spatio-tempo-bidule. Un truc de scientifouille.Enfin... elles pouvaient pas se retrouver face à face. On a donc serré les miches pendant un temps, parce que figurez-vous que les zig se sont retrouvées dans la même temporalité.
Pincemi affiche un sourire triste, teinté de nostalgie.
- L'amour. Elle est reviendue par amour. La grande. Elle s'était éprise d'Henri, un gentlezouk aussi raffiné et élégant que séduisant. Il l'aimait aussi. Les zig Ticott ont réussi à coexister. Ma petite "anomalie" et ma grande amoureuse temporelle.
Le visage de Pincemi se ferme, ses poings se crispent.
- Il est parti. Sans elle. Alors elle a profité qu'elle avait changé de neurone pour démarrer une nouvelle vie avec ce nouveau neurone dans son ancien corps. Je ne sais pas ce qu'il est advenu du neurone originel de ma fille, mais votre Ticott est et sera toujours Ma Donna. Même si c'est plutôt moi qui jette les culottes.
La trompe crânienne de Pincemi s'affaisse.
- Je regrette juste qu’elle ne sache toujours pas que je suis sa mère.
Pincemi sort sa tête du cou de Sky pour lancer un :
- Prends plutôt la musette du vieux, pour y ranger un max de provisions ! Tu vas quand même pas les ranger dans ton slop ?!
Pincemi fronce les sourcils.
- Ben... L'Oak ! Le gros plein de plumes de la Secte ! Il apparaît on ne sait comment ni pourquoi dans une envolée de plumes moches - si si, quand on a connu Fumfum, je suis désolée, mais elles sont moches, celles de l'Oak -, il engueule tout le monde, balance des punitions, des malédictions - d'ailleurs, je vais sûrement m'en prendre une - et disparaît comme il est viendu. Il avait même volé mon neurone, cet espèce d'emplumé. Et tout un tas de bric et de broc qu'il a volé à travers toute la ville.
Pincemi sent la colère monter rien que d'y penser.
- Ah bah qu'il vienne avec ses malédictions, je l'attends, tiens ! Keskil va faire ? C'est rien qu'un voleur et un bouzounettenappeur hystérique !
Pincemi peste intérieurement. Zut, il marque kah point avec la flatterie et la nostalgie.
- Vous savez comment me prendre, on dirait.
Elle réfléchit, fronce les sourcils.
- En tout bien, tout honneur, bien sûr...
Elle déguste sa coupette cuseck et la tend à Light pour une recharge.
- Le meilleur de toute la colline. Mais... revenons-en à nos pioupiouks. Piske vous semblez y tenir et que je ne saurais vous refuser ce plaisir, je vais vous la faire longue.
Pincemi se rassoit et croise ses jambes. Elle s'accoude sur son genou.
- Je n'ai aucune idée de comment Tiktok et Ticott pouvait alterner. Je n'en avais même pas connaissance. Tout keske je sais, c'est que la grande Ticott vient du futur. Un futur où elle est Dona Ticott. Et elle est venue pour deviendre Dona dans cette temporalité aussi. Elle a d'ailleurs réussi. Grâce à son père, qui ne l'était pas encore. Je ne connais pas les détails, vous vous en doutez. Mais je sais que Leela, qui était alors la Dona, a "disparu".
Pincemi mime de larges guillemets.
- Un rêve deviendu réalité.
Elle se redresse, secoue la tête.
- Mais je m'égare. À un moment, l'Oak, allez savoir pourquoi, a zouknappée ma tiktok. Mais on le savait pas. Elle avait juste disparu. Au profit de la grande Ticott.
Elle marque une pause.
- ça va ? vous arrivez à suivre ?
- Ouais, je sais pas non plus keskecé.
Pincemi hausse les épaules.
- Mais vous avez de l'intuition, mon cher Light. Parce qu'effectivement, Ticott a voyagé d"une époque A à une époque B. Puis d'une époque B à une époque C. Puis d'une époque C à une époque B à nouveau. Si B c'est maintenant.
Pincemi vient de réveiller elle-même sa migraine. Elle avale quelques titboulroz et cherche autour d'elle.
- Bon, il arrive, ce champo ?
Pincemi jubile. Light, Father of the Migraine, cogite. Elle peut presque voir son neurone s'activer à toute vitesse et fumer sous la pression. Un petit sourire autosatisfait fleurit au coin de sa bouche superbement dessinée.
- C'est bien, vous connaissez votre leçon. Vous avez sans doute eu une bonne note au controuille. Du moins, au kahier.
Elle glousse, puis reprend son sérieux, affichant soudain un air grave et mystérieux.
- Et savez-vous keskecé qu'un TARDISozon ?
Pincemi allait raconter ses péripéties (non) quand un marchand ambulant toque à la porte. Sûrement un Stru, pour chercher à faire du profit sur la détresse des autres... Le dile du marchand la laisse perplexe. Elle a la dalle, mais hors de question que quelqu'un touche aux crayons de couleurs de sa fille. Tout en réfléchissant, elle va montrer à Sky combien elle est heureuse de l'avoir retrouvé, même si ce n'est pas elle qui l'a retrouvé. Puis elle se décide à prendre la parole.
- La soupe de langue, c'est bien beau, mais ça nourrit pas. Si quelqu'un peut entourlouper le marchand et tirer profit du dile, c'est SKy !
Elle se penche vers Ticott.
- Oui, ma lobrikette, il est très beau ton dessin de papa et maman. Mais tu n'as pas dessiné ton mar... ton fr... taftaf ?
Elle se redresse pour poursuivre la conversation des adultes.
- Sky ! On a la dalle ! Mais pas touche aux crayons ! Débrouille-toi, fais quelque chose !
Cette conversation devient un peu trop excitante pour Pincemi. Heureusement, le risque que Light ait des question à poser ensuite fait retomber tout de suite son enthousiasme. Têtue, et flemmarde, elle tente quand même la courte.
- Vous savez keske c'est, un transportozon ?
Tout à ses pensées, Pincemi espère que quand elle redeviendra prêtresse, elle n'aura pas un larbin qui s'appellera Bincemi... La nouvelle des rafraîchissements qui arrivent la ravigote. Elle se redresse et fait un geste agacé de la main.
- Ah oui, non, c'est déjà compliqué, alors si en plus vous posez des questions, on va pas s'en sortir !
Elle se lève et fait les kahgneegnee pas.
- Par où commencer ? Keske j'ai le droit de révéler sans mettre l’équilibre spatio-tempotruc sens dessus dessus et risquer de tous nous quêter ou, pire, de faire reviendre les zhumains ?
Elle se plante brusquement devant Light, droite comme un piquet.
- Je vais vous la faire courte, même si je les préfère longues, et si vous comprenez pas, je vous la ferai longue. ça vous va ?
Pincemi remercie Light pour le mercurochroute d'un signe de tête. Elle l'écoute distraitement tandis qu'elle s'applique à enrouler son doigt dans le pansement. Elle agite son didi devant sa trompe, s'apprête à chanter "Oh Oh Oh jolie poupée !", puis se ravise. Light pourrait mal le prendre. Quand il a fini de parler, elle reprend la bouteille et la termine cuseck.
- Pas besoin de m'expliquer, je connais l'histoire de ma fille, merci !
Elle range la bouteille vide dans son sakamain.
- Sauf quand c'est vous qui la racontez. Là, j'en perds le nord et les corons qui vont avec.
Elle secoue la tête pour remettre ses veuch et ses idées en place.
- C'est fastoche en fait. Et votre Ticott, elle y connaît rien. Je vais vous expliquer. Mais je vous préviens, ça va être long et j'ai déjà souaf.
Pincemi écoute attentivement Light. Chacune de ses phrases fait fumer un peu plus son neurone.
[...] j'espère donc que vous voudrez bien m'aider à l'aider.
- Finalement, je vais m'assoir.
Pincemi s'assoit à côté de Light. Elle pose son sakamain sur ses genoux et en trifouille l'intérieur. Elle en sort un dolicrâne, une bouteille de champo tiède à souhait et zig coupettes. Enfin, zig pieds de coupettes. Elle retourne son sakamain pour en virer tous les débris et suçote son doigt qui saigne.
-Zlote. Je m'ai coupé.
Elle avale le dolicrâne, qu'elle fait passer avec une rasade de champo, puis elle tend la bouteille à Light.
- Je vous offre un verre ?
Pincemi rejette la proposition d'assoyage d'un revers de main.
- Vous voulez me parler de Tiktok ? Qu'y a-t-il ? Elle va bien ?
Pincemi fronce les sourcils, surchauffe son neurone et, comme toute mère, élabore subitement les pires scénarios :
- Ne me dites pas que vous l'avez zouknappée et que vous me demandez une rançon ? C'est son père, le gros plein de struls, vous savez...
Après être passée par le Trou du culte pour se délester de tout cet argent salement gagné, Pincemi rejoint l'Immense Statue qui a presque autant de titres que son incroyable fiancé. Elle chasse d'une expiration la bouffée nostalgique qui tente de s'emparer d'elle et avance de quelques pas.
Le bruit de ses talons trouble la sérénité du lieu et de ses occupants. Une missive froissée dans la main, Pincemi cherche des noeils son expéditeur.
Pincemi est soulagée de retrouver sa petite tiktok. À tel point qu'elle en oublie sa soif de champo. Enfin presque. Elle prend sa bebzoukette dans les bras et la berce un moment.
- Filez moi le postiche. ça me protègera la tête de la givre et j'irai chercher Sky. Il me prendra pour une nouvelle née et me draguera. Je le ramènerai ici par la peau des trompes pour qu'il m'épouse. Et comme son freego est plein et que la villa regorge des stocks de la ville, je reviendrai forcément les bras chargés de bouffe. ET DE CHAMPO !
Pincemi pose délicatement Tiktok sur le fauteuil de StaGaGa.
- LAISSEZ-MOI SORTIR ! JE FAIS UNE CRISE DE MANQUE !
Elle se redonne une contenance.
- De panique. Je voulais dire "de panique".
Pincemi entend son ventre gargouiller, mais, après tout, la diète, c'est bon pour la ligne. Tant qu'elle ne perd pas ses boobz, tout va bien. Non, ce qui la taraude, la turlupine au plus haut point, c'est le manque de champo. Elle lorgne sur la bouteille géante de Washoe comme un mendiant sur un strul, au point qu'elle en oublierait presque que sa fille adorée court un grave danger. Mais elle a confiance en Super_Bulle. La superzéroïne donnera sa vie pour protéger la petite. Si elle ne le fait pas, c'est Pincemi qui donnera la vie de Super_Bulle.
Elle est sortie de ses réflexions par le bruit de petits coups contre la porte du bunker.
- C'est Sky ! Il est enfin là ! Mon n'amour ! Ouvrez-lui !
La faim, la soif et l'absence de celleux qu'elle aime, ajoutée à la présence d'inconnus et de StaGaGa, rend Pincemi un brin nerveuse. Elle se jette contre la porte et tambourine de toutes ses forces en criant pour du champo. Et pour qu'on ouvre à son fiancé blaz ever.
La crise de nerfs n'est pas loin.
Pincemi essaie de faire abstraction de tout ce monde qui peuple le bunker. Visiblement, son article est parvenu à la Gazette et un peu trop de monde l'a lu. La rançon du succès, les struls en moins.
Elle se sent emplie de fierté quand Tiktok se propose pour aller chercher des vivres. Mais l'instinct maternel lui souffle que ce n'est pas une bonne idée de laisser partir sa bebzoukette seule en expédition dans la givre. Même si celle-ci compte aussi ramener Sky, son père d'habitude pas indigne.
- Oui, envoyons Bulle ! Elle est sympa, mais si ça tourne mal, je surmonterai mieux sa perte que celle de ma tiktok.
Fâchée par un énième accès de sénilité StaGaGaïenne et un énième oubli de son nom dans la liste des membres VIB de la Mif des Enstrulés, Pincemi venait de claquer la porte du manoir en pestant que, de toute façon, les clodos avaient toujours été pour elle une meilleure et plusse mieux vraie famille que cette connefrérie d'enstrulés auto-trompo-centrée.
C'est sur le chemin du Skwatt' qu'elle avait senti les prémices de la Givre. Elle avait eu beau tirer sur l'ourlet de sa robe et serrer ses bras contre elle, ses boobz montraient des signes évidents de frigidification - ce qui n'avait rien à voir avec Sky et la santé de leur kouple.
Elle avait écouté les niouses, pour pouvoir en faire un article à moindre frais et sans trop d'efforts, tout en ne faisant pas le ménage dans le taudis qu'elle partageait avec ses copaines prolos. C'est là qu'elle avait entendu parler de la Givre, de ses dangers et du Bunker, le seul moyen d'échapper à une Quête prématurée. Non pas que l'idée de rejoindre Schnibble et Sa parfaite perfection lui déplaisait, mais elle avait elle-même une parfaite perfection à faire valoir auprès de ses con·negénères.
Par instinct de conservation, elle avait décidé que le froid ne conservait correctement que les aliments et qu'elle irait dans ce bunker. Par esprit de vengeance, elle avait décidé qu'elle irait sans prévenir Sky. Pour voir s'il la chercherait. Ou s'il se rendrait seulement compte de son absence...
Les places étaient rares et comme tout ce qui est rare, elles devaient être chères. Et, comme tout ce qui est cher, ça intéressait Pincemi. Elle avait réfléchi longtemps avant de choisir ce qu'elle allait emmener et elle avait misé sur une valeur sûre : le champo, qui l'aiderait à supporter la présence des autres occupants du bunker, qui ne manqueraient sans doute pas d'être insupportables.
Pour le reste, elle n'avait ni la place ni su se décider. Aussi était-elle passée par le Secte pour zouknapper sa fille pendant ses cours de schniblléchisme et l'embarquer avec elle. Elle l'avait cachée dans son sakamain en lui filant une poignée de bonbouilles pour l'occuper et la garder silencieuce le temps de rentrer en loucedé.
Non, Pincemi n'avait pas pensé à compter tiktok comme une bouzoukette pour pouvoir prendre blaz objets au lieu de zig.
Je retrouve du temps pour gérer le blog. C'est donc reparti, avec un article qui explique le mode Aventures.
N'hésitez pas à partager autour de vous et à parler du site, surtout si vous fréquentez des instances Mastodon et/ou des salons discord spécialisés autour du JdR et de l'écriture ^^
Pincemi crie, crie "SEYLINN"
pour qu'elle revienne.
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