Le troll, sur internet, c'est intervenir dans une conversation pour la pourrir volontairement. Et le flood, qui veut dire "noyer" en anglais, c'est quand on multiplie les posts et les sujets sans laisser aux autres le temps de réagir ou de souffler ^^
Je prends note de ton intérêt. Je vais me repencher sur le document pour essayer de le poster dans les prochains jours.
Avec un sourire satisfait, elle attira Light vers la gauche.
- Se perdre dans les couloirs, c'est même un devoir quand on est en bonne compagnie.
Pincemi était surprise de dire ça et plus encore de le penser. Elle avait toujours pris Light pour un bouzouk pompeux et ennuyeux et il se révélait bien différent des à priori qu'elle avait glané à son encontre lors de rencontres moins trompe-à-trompe. Elle paniqua un peu en réalisant qu'elle avait peut-être mis Henry en porte à faux vis à vis de Light.
- Je t'ai confié ça sous le sceau de l'amitié et de la confiance schnibblik ! S'il te plait, fais comme si tu ne savais rien et ne retourne pas la confiance que j'ai en toi contre Henry ! Notre entente est encore fragile, je ne veux pas risquer de la mettre en péril.
Même si elle ne disait que la vérité, elle avait conscience de tirer sur la corde sensible pour manipuler Light et le mettre dans sa poche. Elle savait aussi que, parfois, on se met soi-même volontiers dans la poche de quelqu'un pour lui exprimer son estime et son affection.
- En remplissant ton freegho avec l'argent des enstrulés, tu peux aider les plus démunis tout en leur octroyant un meilleur pouvoir d'achat, c'est ouine-ouine.
La flamme MLBiste en elle se mit à brûler un peu plus fort, enflammant son discours.
- Celleux qui ne payent pas leurs taxes ne peuvent pas vider nos magazouks, ce qui limite les pénuries et accroît notre contrôle sur les stocks de marchandises. Même si tu n'as pas tout à fait tort et qu'en les fournissant, je leur permets aussi sans doute de fructifier. Mais je ne suis pas une MLBiste conventionnelle. J'ai un passé et des manières d'enstrulée. J'aime le luxe et je ne m'en cache pas. Je ne pense pas que la Révolution doive être synonyme de misère.
Le souvenir de sa combine avec Zorba lui arrache un sourire nostalgique.
- Zorba aussi voulait l'émancipation du peuple par l'autonomie financière, l'auto-suffisance et le confort pour toustes. Et crois-moi, il a su manigancer dans l'ombre pour donner au MLB les moyens de ses ambitions. Le strul est le nerf de la guerre et si l'ennemi n'a pas d'honneur, alors pour nous aussi, tous les moyens sont bons.
L'idée que Light puisse rejoindre un jour le parti lui parut soudain très séduisante, bien que chimérique.
- Jamais je ne t'inviterai au MLB.
Elle s'arrêta, pivota pour se placer face à Light sans lâcher sa main et planta ses noeils droit dans les siens.
- Tu nous rejoindras quand tu seras prêt, quand la Révolution t'appellera et que ton sens de la Justice te hurlera que c'est là que sont ta place et ton combat.
Pincemi offrit un sourire plein de malice à Light.
- Perso, je prends toujours à gauche. Mais si tu préfères la droite, je veux bien te suivre pour cette fois.
Elle planta ses noeils où flottaient en harmonie la lumière des flammes et la lueur de Schnibble dans ceux, rouge et magnétiques, de Light.
- Je suis sûre qu'on est exactement où on doit être. Et... oui, on y est ensemble, donc c'est cool cool.
Après un clin de noeil complice, elle reprit le fils de leur conversation.
- Moi aussi, j'aime payer confortablement les gens qui travaillent avec moi. Quoi qu'en pense le maire actuel, chez nous, tout le monde est payé pareil, du larbin au bras gauche. Sauf moi. Effectivement, je ne prends aucun strul dans les caisses. En même temps, c'est pas comme si j'étais hyper productive et je préfère me prélasser dans les cuves de bulles que de touiller et embouteiller. Tu devrais venir kah de ces blaz faire trempette avec m... nous.
Elle remarqua l'air inquiet qui passa sur le visage de Light.
- Tu sais, j'ai un patrimoine confortable, des freeghos pleins et de la ressource. J'ai appris auprès des meilleurs à faire fructifier mes biens. J'achète dans les shops des produits de luxe et je les revends sous le manteaux aux enstrulés qui ne payent pas leurs taxes, en me faisant évidemment une marge au passage. D'ailleurs, Henry m'achetait souvent des spaggioulis et du champo.
Son regard s'éclaire d'une compréhension soudaine.
- Tiens, j'avais jamais remarqué qu'on avait le même régime alimentaire ! Avec un petit capital de départ, et si les bouzoflics te laissent un peu tranquille, tu peux vite te faire un joli parquet de struls.
Je constate ces dernières semaines beaucoup "d'infractions" à la charte du toboz et d'affronts au RP en général. Bien que je ne sois ni modératrice ni irréprochable et en l'absence de ces derniers, je me permets un petit rappel à la règle (Tweedy supprimera et me sermonnera le cas échéant).
Pour commencer, je vous invite à (re)lire la charte du tobozon sur le flood, le troll etc.
Ensuite, j'aimerais rappeler que le HS (hors sujet) et le flood sont interdits : il peut être tentant d'intervenir après un post qui nous inspire une remarque à la façon des réseaux sociaux, mais le toboz n'est pas un RS et s'il n'y a pas de raison plausible à la présence et l'intervention de votre personnage, il vaut mieux vous contenter d'un zlike ou de Youblaboom si vous n'arrivez vraiment pas à retenir votre commentaire et éviter ainsi de perturber/polluer les RP en cours.
Il n'est pas non plus nécessaire de multiplier les posts et les topics. Préférez un post un peu travaillé qui invite et permet l'interaction et qui incitera plus facilement les autres joueureuses à intervenir.
Le HS doublé de flood et de troll ne fait que polluer le forum et empêcher le RP. Sachant qu'il y a en ce moment peu d'actifs, ce n'est rendre service ni au jeu ni à soi-même de troller sur le forum.
Comme l'indique la charte, si le problème se situe entre joueureuses, il existe des moyens de régler ça en dehors du forum et vous pouvez toujours faire appel à une personne de la TeamBouzouks sur discord ou par missive.
J'avais travaillé sur un document pour faciliter le RP, la compréhension de son fonctionnement et de sa pratique. Je pourrais le reprendre et le poster, le cas échéant, pour celles et ceux que le RP en général et l'écriture role play en particulier intéressent.
Pincemi ne reconnaissait pas sa Crole dans les propos de Light, mais elle savait le zouk digne de confiance, alors elle accepta sans broncher l'idée que sa pote puisse être une "bu-li", comme ils disaient dans les quartiers nord de Vlurxtrznbnaxl.
- Il n'y a rien de pire que les genZ qui suivent l'avis de la majorité sans réfléchir.
À l'évocation du feu (hi hi hi) BBB Institut, une flamme passa dans le regard de Pincemi.
- Tu m'envoies du rêve avec tes installations détente ! J'ai hâte de découvrir tout ça. Connaissant Henry, il a dû faire ça aux petits zonions !
Elle fronça les sourcils, toujours plus curieuse et intriguée.
- Mais dis donc, c'est pas un peu trop employés-friendly, ton affaire ? Et toi ? Tu gères ça comme une coop' ? Parce que moi, non. Enfin, si, je le ferais si j'avais pus de kah membre du personnel avec moi.
Un petit rire proche du gloussement lui échappa.
- Je donne tout à Asy et je vis des ficelles du buziness que mon tendre et quêteux époux m'a apprises.
Cette fois, le rire qui sortit de sa gorge était amer.
- Je ne sais pas pourquoi je dis "tendre époux". Notre relation n'a jamais rien eu de tendre.
Elle balaya sa rancoeur d'un revers de main.
- C'est moi où il est interminable, ce couloir ? Avoue... on est perdus ?
Pincemi apprécia le réconfort de Light. Même si c'était la politesse qui lui dictait ces mots, il aurait pu être poli de façon moins agréable et Pincemi lui en fut reconnaissante.
- J'avais effectivement cru comprendre qu'il régnait une sorte d'inimité entre vous, mais elle t'a marié à Daphné, avoue qu'il y a pire comme misère.
La main et les mots de Light finirent de la rassurer quant à leur position. Sans jamais avoir vraiment été proche de ce bouzouk et malgré la couleur de ses noeils - où était-ce grâce à la couleur de ses noeils ?, Pincemi savait pouvoir lui faire une confiance aveugle et elle le suivit donc aveuglément, main dans la main.
- Tu as raison. Avec Lui, nous ne serons jamais perdus.
Elle souffla un petit zamen avant de poursuivre.
- Oh, tu sais, c'est une petite production de champo. Je n'aime toujours pas la bierro et je l'admets, au moment de choisir, j'ai préféré le champo aux spaggiouli. Sans doute une idée de Schnibble pour nous amener ici et maintenant. Bref, tout ça pour dire qu'il n'y a qu'Asy et moi et que j'ai appelé cet endroit "La Binouze du riche", en hommage à l'entreprise autrefois florissante usine de mon ami boubouch et un peu pour provoquer mes détracteurices.
Elle afficha un sourire espiègle à la mention de sa provocation.
- Les gens s'imaginent qu'on y brasse des millions et que je m'enrichis sur le dos des exploités et j'avoue que l'idée m'amuse. S'ils savaient qu'on est juste zig vieux amis qui font de leur mieux pour avoir la paix...
Elle s'interrompit brutalement.
- Bla bla bla... me voilà encore à parler de moi alors qu'on sait déjà tout sur le sujet et que j'en sais si peu sur toi. Tu me fais une visite complète de ta bouate, hein ? Je veux tout savoir sur cet endroit et comment tu le fais vivre avec coeur depuis si longtemps !
Pincemi écoutait Light distraitement, sans savoir s'il parlait d'elle, de lui ou de taftaf. L'image des iris rouges flottaient devant ses noeils. Pincemi venait de se trouver une nouvelle obsession. Elle reporta son attention sur Light et les discours qu'il affectionnait tant.
- Je les ai parcourus très souvent aussi, autrefois. Mais j'essaie à présent d'éviter les souvenirs qui hantent ces couloirs.
Elle chassa les souvenir et ce sujet peu engageant d'un revers de main.
- Pour reviendre à ta question, je me réjouis toujours de ce qui réjouit les autres. Toutefois, tu as raison, un voile de déception assombrie ce moment inattendu et heureux...
Elle marqua une pause à peine perceptible, le temps de tisser un mensonge teinté d'assez de vérité pour être crédible.
- J'ai été un peu déconcertée par l'indifférence de Crole. Je sais que nous ne sommes plus aussi proches qu'autrefois, mais... Je me suis sentie un peu... mise à l'écart de ce moment de joie. Non pas que je voulais me marier avec Daphné et toi, mais...
Le souvenir du presque trouple qu'elle était sur le point de former avec Sky et Seylinn s'imposa dans son esprit, ouvrant les vannes de la vérité.
- En fait, si... Je le voulais. En tout cas, je n'ai pas aimé en être exclue.
Elle marqua une nouvelle pause, les noeils rivés au sol, à peine consciente de l'ambigüité que pouvaient susciter ses paroles.
- Mais c'est ainsi que Schnibble l'a voulu et je ne peux que me plier à Sa volonté et me réjouir pour vous qu'Il ait choisi le bras de Crole pour vous unir.
Pour alléger l'ambiance qui menaçait de s'alourdir, Pincemi s'empressa de changer de sujet. Elle regarda partout autour d'elle, un soupçon de panique dans les noeils.
- T'es sûr qu'on est pas perdus, là ? Je reconnais pas cet endroit !
Pincemi se laissait envahir par une douce nostalgie à mesure que Light palabrait. La couleur de ses noeils la troublait tout comme le Corrompu l'attirait, avec son goût de décadence et d'interdit. Saut que Light était le contraire de corrompu. Alors d'où lui venait ce rouge interdit et pourquoi Sangtriste ne l'avait pas encore mis au bûcher ?
- Ah oui, la dernière fois, Crole est arrivée pour te marier à Daphné !
Pincemi feignit de rire de la mésaventure tout en ressassant sa déception de ne pas avoir été intégrée à la noce alors qu'elle était belle, et bien là.
- C'est vrai que taftaf est un bon fils. Même s'il a des intentions parfois douteuses à mon égard, il est attentionné et ne loupe pas une occasion de se faire une prime de la mairie.
Elle imita Light et détourna son attention de ses noeils trop rouge pour laisser son regard vagabonder au gré de ses pensées.
- Tu sais où on va au moins ? Parce que moi, je me perds tout le temps, dans ces couloirs...
Pincemi remarqua que Light avait remarqué sa montre. Décidément, la délicatesse de ce bouzouk n'avait d'égal que celle d'Henrystocrate et sa façon de remarquer - et de retiendre - les moindres détails la rafraichissait d'une façon rafraîchissante. Elle écoutait et acquiesçait aux paroles de Light avec une désinvolture qu'elle n'avait pas ressentie depuis longtemps.
- Arrête de me flatter, vil flatteur ! Tu me ferais presque rougir si je n'avais pas une si haute estime de moi-même !
Elle interrompit un instant sa marche pour désigner sa silhouette.
- Tu as raison ! Après tout, c'est Lui qui m'a faite ainsi.
Une ombre voila son visage à ma mention de son gendre.
- Je ne sais pas non plus où ils sont. Ma Ticott me manque et je commençais enfin à m'entendre avec ce cher Henry.
Elle secoua ses mèches blondes, faisant rebondir ses boobZ à l'unisson.
- Mais toi et moi, nous sommes là et je me réjouis que nous ayons enfin l'occasion de passer un moment tous les zig. Après tout, on se connaît depuis si longtemps et pourtant...
Elle interrompit son flot de paroles, scrutant le visage de Light comme si elle le voyait pour la kahière fois. Comment n'avait-elle jamais remarqué la couleur singulière de ses noeils rouge comme le Schnibble aussi sublime qu'interdit.
- ... on se connaît si peu. Et j'ai terriblement hâte de découvrir ces installations que tu as modifiées pour changer ta production à mon intention. C'est... ça fait longtemps qu'on n'avait pas fait quelque chose d'aussi gentil pour moi. Du moins de façon désintéressée.
Le sourire qu'elle adressa à Light tentait de dissimuler le doute qui l'assaillait subitement. Cette démarche était-elle réellement désintéressée ? Allait-il remarquer le trouble qui s'était emparé de son neurone et les craintes qui jaillissaient de toutes parts ?
Fervente croyante, Pincemi ne fut pas surprise de découvrir que les pas qu'elle avait entendus étaient ceux de Light.
- Je ne savais pas non plus vraiment où j'allais venir te chercher, mais il faut croire que les voies de Schnibbles m'ont menée à toi.
Pincemi jeta un noeil à sa montre PadKartier.
- Je crois que je suis légèrement en avance, mais c'est pour le mieux. Ne t'en fais pas pour les tirades, j'ai presque hâte d'en entendre une tant la compagnie se fait rare ces derniers temps.
Elle arracha sa soutane d'un geste et la fourra dans son sakamain.
- Fiou, j'aime Schnibble Tout-Puissant - Loué soit-Il, mais on crève de chaud sous la soutane. Je devrais la mettre avec rien en dessous, mais je suis pas sûre que Sangtriste approuverait le contact direct de mon corps débauché avec le saint tissu qui la compose.
Elle attrapa Light par le bras d'un air enjoué.
- Je te suis. ça me fera plaisir de visiter ton entreprise, à défaut de venir y travailler. Tu savais que je viens juste de recréer une bouate ? Avec Asy, on arrête pas de couler, que ce soit lui ou moi à la barre. Mais on persévère et on recommence de gnee à chaque fois.
Pincemi adressa un clin de noeil complice à Light.
- Au prochain coulage, promis, je passerai par chez toi le temps de voir avec Asy qui de nous zig se tapera les formalités et la corvée de gestion !
Prêtresse déchue deviendue éternelle disciple peu assidue, Pincemi errait dans le couloir de ses congénères, une Bible du Schnibble dans une main, une missive dans l'autre et un sourire sous la trompe. Certaine d'avoir entendu des bruits de pas, elle fourra la missive dans son décolleté, défroissa les plis de sa soutane et se plongea avec un air absorbé dans la lecture de sa Bible.
La trompe dans l'ouvrage qu'elle tenait à l'envers, Pincemi se réjouissait des perspectives qui s'ouvraient à elle. Son enthousiasme était toutefois entaché par une question qui la hantait et ne concernait pour une fois pas sa tenue : auquel de ses bureaux devait-elle aller chercher Light pour le déjeuner auquel elle l'avait invité ? Devait-elle l'attendre ici, dans les locaux de la Secte ? Devant son entreprise ? Ou devait-elle mettre les pieds dans ce lieu réprouvé où elle évitait soigneusement de se montrer, en dehors des fois où elle avait tenté d'usurper l'identité et le pouvoir des censeurs ?
MesZouks, vous serez mignons d'aller débattre au Skwatt' ou à la taverne. J'essaie d'appâter de nouveaux pioup...
adhérents au parti. Merci ![]()
Petit MLBiste, maman est fière de te voir t'émanciper et proposer un programme aussi soigné. Toutefois, c'est pas toujours très MLB. La mendicité est un droit fondamental pour toustes, un art de vivre pour certains. Je ne peux soutenir ton projet s'il contrevient aux principes révolutionnaires fondamentaux.
Pour le reste, j'approuve ton programme. Le savoir est pouvoir, l'aisance financière est indépendance, la créativité est épanouissement personnel, des valeurs que mes prédécesseurs ont trop longtemps négligées.
Ne te sens pas obligé de rendre des comptes à un bouzouk qui reprend à son compte les idées des autres et croit avoir tout inventé. S'agiter partout tout le temps, ce n'est pas de l'animation, c'est du vide, un néant empli d'ego et de désespoir où je t'invite à ne pas te noyer.
Alors dans ce cas, je peux encore bien gaspiller dru minutes de mon précieux temps.
La vérité, c'est que tu ne sais rien de l'entreprise que je "dirige", de la façon dont elle est gérée, ni de ce qu'on fait dedans. Même si on dit qu'on touille du champo, c'est ptet pas vrai, ptet bien qu'on fabrique des explosifs artisanaux pour cramer la mairie et le maire en place. Ou ptet qu'on se trempe le cucul dans les bulles toute la schnibblik journée en fumant du raki entre zig pikouz. T'en sais rien et t'en sauras jamais rien.
La vérité, c'est que mes produits destinés au marché noir ont périmé pendant ma sieste dans le freegho et que j'ai oublié qu'ils y étaient. Je les ai retirés, si cela peut te rassurer.
La vérité, c'est que je ne prends pas de salaire. Jamais. Ni comme mairesse, ni comme "patronne". Donc le buZiness au marché noir, c'est l'instinct de survie et tout ce qu'il me reste de mon époux parti quêter.
La vérité, c'est que la plupart de mes clients et clientes sont des enstrulés qui ne paient pas leur taxes et s'approvisionnent chez moi parce qu'iels n'ont pas le droit d'entrer dans les shops. La vérité, c'est que c'est sur le dos des riches que je fais mon bénéf et que j'ai les plus petites marges.
La vérité, c'est que tu ne sais rien de moi alors que je montre tout. Alors tu inventes, tu fantasmes une vérité qui sert tes intérêts.
Ptet que tu sais. Et ptet que jute, tu t'en fous. Parce que mentir, c'est plus facile pour y arriver qu'arriver au top en disant la vérité, en assumant qui on est, qui on a été, nos défauts plus grands que nos qualités.
Oui, j'ai un passé d'enstrulée. J'ai servi Don VitouZ Struleone, j'ai trahi toute la colline pour les beaux noeils de Sky, que j'ai fini par tromper, lui aussi. Oui, j'ai volé, trahi, servi mes intérêts et rempli mon porte-struls.
Mais, contrairement à toi, j'arrive à me faire élire en assumant avoir été tout ça. Le peuple de Vlurxtrznbnaxl a toujours su qui j'étais aussi bien que la taille de mon bonnet. Je ne suis pas une clodo conforme, je ne suis plus tout à fait une enstrulée, mais je suis là, et je dis la vérité. Je ne pille plus les caisses de la mairie, je ne bourre pas mon urne. Je n'ai ni peur ni honte de mon passé, de mes erreurs et de mes contradictions.
Sers t'en contre moi si c'est ton seul atout. Sinon, sers-toi de ton imagination pour autre chose que me diffamer ou me provoquer. Surtout quand tu clames aux blaz vents que tu veux unir la colline. C'est pas comme ça qu'on sort les gens de leur freegho ![]()
Ce sont tes vérités, et quoi que je réponde, tu le déformeras, donc je vais pas me fatiguer plus longtemps et risquer d'assécher ma bouche. Je préfère garder ma salive pour lécher des timbres et plus si affinité.
Donuts, n'es-tu donc pas capable de briller sans avoir à ternir les autres au passage ?
À quoi bon essayer de t'expliquer quoi que ce soit, puisque tu te plais à réécrire la vérité. Sans doute est-ce là ton talent artistique. L'imagination. Tu pourrais être un auteur à succès si ta prose n'était pas si mauvaise. Je te laisse donc réécrire les habitant·es de cette ville, leurs actes, leurs paroles et leurs intentions. Longue vie à ton roman, moi, je vais vivre ma vie.
Sans me soucier de la fiction que tu essaieras d'en tirer.
Est-ce que cela te semble une preuve suffisante ? Doutais-tu de l'intégrité de Martine et de sa promptitude à révéler les magouilles des maires ?

14h42 Donuts, je ne peux pas interagir avec tes pensées ^^
J'étais pas partie, je dormais dans mon freegho, arrêtez de dramatiser dès que vous m'entendez pas péter pendant zig jours ![]()
Pas pour t'atteindre. C'est plutôt le contraire. Si tu aimes tant que ça le peuple, lâche-moi un peu la trompe. Ou fais-moi quêter la kahière...
Pincemi hausse les épaules et tourne les talons.
Élisez Donuts pour qu'il me foute enfin la paix et arrête de dilapider ses ressources pour tenter de devenir maire !
Parce que tant qu'il continuera de faire tourner la colline autour de moi, je mettrai 80% tous les zig jours. Avec gnee redistribution.
Avec de la chance, il finira par Quêter et si Schnibble le veut, vous ne serez pas trop nombreuxses à faire la queue avec lui au péage du chemin de Quête.
C'est lui ou moi, mais à la fin, kah de nous zig quêtera ![]()
Je voulais te rassurer, mais que tu aies des nouvelles ou que tu n'en aies pas, tu n'es jamais content ! Il faut bien que quelqu'un paye pour l'agacement causé par ton harcèlement
La solidarité, ça commence par me lâcher un peu la trompe et t'occuper un peu de celle des autres. Il n'y a pas que moi dans cette ville, c'est fou que je t'obsède à ce point ![]()
Pincemi par-ci, Pincemi par-là... Désolée, mais t'es pas mon genre !
Ce n'est pas parce que tu ne me vois pas que je ne suis pas là. Je comprends ton obsession pour moi, mais ça devient épuisant. Y a d'autres habitants à Vlurxtrznbnaxl, tu sais.
Les mains sur les hanches, Pincemi toise tous ces mâles qui veulent lui dire keskel doit faire. Même que ça la fout en rogne.
- Je peux rien pour ta lanterne, y a pas de carburant, elle restera éteinte à jamais. Jamais, c'est le jour où je m'associerai à un usurpateur opportuniste menteur et tricheur comme toi. Je préfère encore épouser taftaf. Pour la prime donnée taftaf, je t'ai pas entendu demander des explications publiques pour l'aide que tu as toi-même reçue pour booster la création d'entreprise. Tu veux de la lumière ? Fais un effort, gratte au moins une allumette.
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