Tard dans la nuit, Gildass réveilla Martine.
« Martine, j'ai encore besoin de vous. Je ne comprends rien au tableau de bord de la mairie... »
Martine se demanda ce que faisait Gildass dans sa chambre, mais ne prit pas la peine de s'en offusquer. Elle suivit le MLBiste jusqu'à la mairie.
« Le peuple a faim, Martine. Il est oppressé par une bourgeoisie avide de richesses. Le conseil municipal, constitué de moi, a voté à l'unanimité pour allouer un budget à la lutte révolutionnaire contre la pauvreté. Je veux donner 10000 struls au parti le plus révolutionnaire de la ville. Lequel ça peut bien être...? »
Gildass fit semblant de réfléchir.
« J'imagine que vous parlez du MLB ? » demanda Martine.
« J'y aurais jamais pensé ! » répondit Gildass en imitant la surprise. « Je vous fais totalement confiance, Martine, et je vais suivre votre suggestion. Envoyez tout de suite 10000 struls aux cadres du MLB. Vous pouvez être fière de votre contribution à la lutte contre la pauvreté ! »
Gildass s'installa dans son bureau et regarda faire Martine, se disant que quand même, c'était agréable de lutter contre la pauvreté...
Gildass avait préparé des prospectus. Il avait chargé Martine de les distribuer dans toute la ville.
GRAND CONCOURS DE RAKITOUZOUK !
Les flopeurs et le lohtoh ne sauraient être un opium du peuple acceptable. Seul un bon Rakitouzouk et quelques bierrouïolis sont légitimes à ce poste.
Par conséquent, la mairie MLBiste organise un grand concours de Rakitouzouk afin d'encourrager sa consommation.Les participants sont invités à produire le meilleur Rakitouzouk possible puis à le présenter et le consommer devant un jury d'experts MLBistes.
Les participations seront jugées selon les critères suivant :
• La beauté de la feuille.
• La puissance et l'interet des effets psychotropes.
• L'originalité de la présentation.Les participants ont jusqu'au 14/03/2965 à 22h pour présenter leur Rakitouzouk.
Le gagnant obtiendra un rare Rakitouzouk certifié 100% MLBiste (et donc forcément superieur à toutes les participations), ainsi qu'une dotation de 2000 struls pour démarrer sa production.La mairie rappelle que malgrès toutes les études bidons du CdBM, le Rakitouzouk est excélent pour la santé. À consommer sans modération.
Puis, pendant que Martine distribuait les prospectus, Gildass monta un stand sur le perron de la mairie, afin d'y accueillir les participants.
Gildass était maire.
Au terme d'une campagne électorale qui l'avait opposé à blaz Struleones, il avait gagné. À blaz contre kah donc.
En même temps, se dit-il, si les Struleones ne mangeaient pas leur caca, ils seraient peut-être un peu plus malins.
Gildass offrit un jour de congés à Martine. Puis, après avoir installé ses affaires et enfilé une tenue plus en phase avec son nouveau statut, il jeta un nœil aux comptes de la mairie.
30000 struls ! ![]()
Washoe s'était pris 30000 struls de salaire pendant son mandat. Gildass n'avait jamais vu autant de struls. Et ces 30000 struls manquaient dans les caisses de la mairie.
Gildass rappela Martine.
Désolé de vous appeler pendant vos congés mais on a besoin de vous à la mairie. Y'a davantage de boutons sur le tableau de bord de la mairie que sur la trompe d'un étudiant, j'y comprends rien. J'ai besoin de votre aide pour rééquilibrer les comptes de la ville.
En attendant Martine, Gildass se mit à écrire un communiqué, puis il l'afficha sur le perron de la mairie :
Kamarades, peuple de la grande et indomptable Vlurxtrznbnaxl,
Aujourd'hui, sous le ciel rougeoyant de notre colline, nous avons franchi ensemble le seuil d'une ère nouvelle, une ère de justice, d'égalité, et de fraternité. Une ère où le prolétariat, la véritable épine dorsale de notre société, prend enfin sa juste place au sein du grand dessein historique.
Nous, enfants fidèles de la lutte des classes, nous nous tenons aujourd'hui à l'aube d'une révolution sans précédent. Une révolution qui balaiera les chaînes de l'oppression, du capitalisme vorace et de l'exploitation éhontée. La lutte n'a pas été facile. Elle a été marquée par le sacrifice de nos frères et sœurs qui ont bravé les tempêtes de la répression avec rien d'autre que la flamme de l'idéal MLBiste dans leur cœur.
Mais kamarades, le combat ne fait que commencer. Nous devons désormais consolider notre victoire, unir nos forces comme jamais auparavant. Nous devons nous assurer que le fruit de notre labeur profite à tous et non à une élite avide. Nous érigerons une société où chaque bouzouk contribuera selon ses capacités et recevra selon ses besoins.
Que les zloteurs entendent notre voix : nous n'avons pas peur des difficultés. Nous sommes armés de la théorie révolutionnaire MLBiste, guidés par le principe immuable du matérialisme dialectique. Nous sommes le fer de lance de l'histoire, les architectes du destin.
Kamarades, la route sera longue et semée d'embûches. Mais notre volonté est de fer, notre conviction est inébranlable. Sous la bannière écarlate du MLB, sous le regard bienveillant de nos grands prédécesseurs, nous marcherons vers la victoire finale.
Pour la gloire de notre ville, pour le triomphe du prolétariat et le rêve d'un monde juste, en avant, kamarades ! La révolution est immortelle, notre cause est juste, et l'avenir nous appartient!
Vive la révolution ! Vive le MLB !
Gildass se baladait en ville. En tant que candidat aux élections, il fallait qu'il soit vu.
Mais il n'avait pas anticipé cette pluie acide.
Le zouk avait cependant toujours un petit parapluie acide-proof sur lui (aussi appelé "paracide", ndlr).
Il se dirigeait vers le skwatt, à l'autre bout de la ville, quand une zoukette le percuta.
Seylinn !
Gildass était un peu troublé. Seylinn et lui avaient presque failli avoir une aventure ensemble il y a quelques années. Ils n'avaient pas vraiment eu l'occasion de se revoir depuis.
Elle était toujours aussi belle, peut-être même un peu plus à bien y regarder. Était-ce seulement possible ?
Il l'invita à s'abriter sous le porche à coté duquel ils s'étaient percutés.
Tu n'as pas ton paracide ?
La pluie est particulièrement acide, elle risque d'abimer tes cheveux ou de faire fondre tes vêtements. On peut attendre ici kah petit moment.
Sinon je peux te raccompagner chez toi ? Il faudra se serrer sous mon paracide. Tu vis où en ce moment ?
La réaction de PAMeLa, après que Gildass lui ait donné son nom, était bizarre.
Permettez-moi, s'il vous plaît, avec l'immense honneur et l'excessive joie qui m'incombent, de confirmer avec une profonde admiration et un respect sans bornes, que oui, en effet, Gildass comme dans Gildass.
Puis PAMeLa abaissa sa capuche.
Pincemi !? Kestufoula ?
Gildass éprouvait diverses émotions et pensées, dont voila une liste ni exhaustive ni classée par ordre d'importance :
• Il n'avait jamais vraiment remarqué a quel point Pincemi était belle.
• Il allait enfin pouvoir arreter de parler comme un imbécile du club.
• Il avait eu un rencard avec Pincemi, la zoukette la plus convoitée de la ville, ça allait faire des jaloux.
• Il avait l'air bête avec son chapeau chic face à sa kamarade.
• Peut être que "polyamoureuse" n'avait pas le sens qu'il pensait.
J'aurais dû t'inviter à boire une biero au skwatt. Y'a plus de biero qu'au square et je serais moins passé pour un idiot...
Puis, en désignant Krole.
C'est à elle que tu vas mettre une peignée ?
J'peux matter ?
PAMeLa était ravissante, et en plus elle adressait la parole à Gildass. Il était au comble du bonheur.
Quand elle lui demanda son nom, Gildass s'empressa de composer une réponse avec les formules de politesse qu'il avait révisées :
Dans une démarche empreinte du plus profond respect à votre égard, et pour répondre à l'interrogation que vous avez eu l'amabilité de formuler, sachez ma chère que je me prénomme Gildass. Je tiens aussi à vous assurer, avec toute la modestie qui convient, que je suis considéré, dans les limites de notre charmante ville, comme le zouk incarnant avec le plus de fidélité et de diligence, l'essence même de la politesse. Ce titre, loin de m'élever au-dessus de mes contemporains, me confère plutôt la noble tâche de perpétuer les valeurs de courtoisie et de respect qui nous unissent tous.
Puis en s'adressant à Crole :
Espèce de Kramouth qui pue le chwuiz ! Hors de ma vue ! Va bien te faire zloter par le percepteur !
Puis, s'adressant a nouveau à PAMeLa
Il me serait infiniment agréable de solliciter votre indulgence pour exprimer une interrogation qui occupe mes pensées avec une grande insistance. Pourriez-vous, s'il vous plaît, m'éclairer sur les raisons qui motivent votre désir, certainement fondé sur des considérations d'une profondeur et d'une sagacité qui m'échappent jusqu'à présent, de vous adresser à cette zoukette dont les manières peuvent sembler, à un observateur non averti tel que moi, quelque peu éloignées des canons de la courtoisie et de la délicatesse qui nous sont si chers ?
( ping Pincemi )
Gildass était ravi que PAMeLa lui prenne le bras si vite, même s'il était tellement surpris qu'il avait du mal à suivre le rythme déterminé de la zoukette sans trottiner.
Il me semble être de mon devoir le plus sincère, de vous suggérer avec la plus grande révérence et un respect sans limites, de bien vouloir reconsidérer votre intention de vous diriger vers cette destination particulière.
Le rytme de PAMeLa ne faiblissait pas. Comme Gildass n'avait pas tellement envie de se refaire insulter de bouzoflic, il ajouta :
En effet, il se trouve, là-bas, une zoukette dont les manières laissent grandement à désirer, affichant une impolitesse qui, je le crains, pourrait heurter votre sensibilité exquise. Sachant à quel point vous êtes doté d'un goût raffiné, particulièrement en matière de compagnie agréable, il m'apparaît évident, et cela sans l'ombre d'un doute, que la présence de cette zoukette ne saurait en aucun cas correspondre à vos critères de sélection, lesquels sont, permettez-moi de le dire, d'une justesse absolument remarquable.
Apercevant l'impolie devant eux, Gildass s'exclama :
Sale face de bloubz ! J'vais t'apprendre la politesse ! J'suis pas un bouzocondé !
ABAB ! 1212 !
Puis en s'adressant à PAMeLa :
Je me permet de vous faire remarquer, avec toute la considération et le respect que je vous porte, que la zoukette dont le comportement a suscité ma précédente remarque, et sur laquelle j'avais l'humble intention de vous informer, se présente actuellement devant nous.
( ping Crole Pincemi )
Gildass était choqué.
T'es sérieuse là ? J'ai l'air d'un bouzocondé !?
De toute évidence, soit cette zoukette n'était pas PAMeLa, soit PAMeLa avait menti sur son profil.
Comment une zoukette polyamoureuse aurait pu être si impolie ? Gildass se sentait insulté.
Aussi s'en alla t-il, non sans faire des gestes obscènes à cette zoukette discourtoise (genre lui tirer la langue).
De retour dans l'enceinte du square, il regarda autours de lui à la recherche de la vraie PAMeLa. Aucun autre reflet roux à l'horizon.
Gildass aperçu cependant une zoukette encapuchée. Son neurône réveillé par son réscent état de choc, Gildass compris que sous cette capuche pouvait se trouver une chevelure rousse. Il s'approcha de la mysterieuse zoukette.
Bonjour, aurais-je l'honneur et le privilège de m'adresser à Madame Pamela ? Permettez-moi de vous exprimer avec toute la déférence, le respect et l'admiration que je vous porte, que votre beauté rayonnante est surpassée uniquement par le mystère envoûtant qui vous entoure, faisant de vous une énigme aussi charmante qu'envoûtante.
( ping Pincemi )
Gildass n'était pas très physionomiste, mais PAMeLa était rousse, et les rousses ça ne court pas les rues à Vlurx. Elle ne devrait pas être si difficile à reconnaître.
Après quelques instants il repéra une zoukette rousse sur le parking du Super V attenant au square.
Elle semblait en forme vu les exercices compliqués qu'elle pratiquait.
Gildass ne l'imaginait pas comme ça, mais ça devait être PAMeLa.
Gildass l'approcha.
Bonjour Madame PAMeLa, permettez-moi de vous exprimer, avec toute l'admiration et le respect qui vous sont dus, ma stupéfaction la plus sincère et mon étonnement le plus profond à la vue de vos prouesses athlétiques, lesquelles je n'avais, jusqu'à ce jour béni, jamais pleinement envisagées.
Il lui prit la main pour y déposer un léger baisé.
Il me semble important de souligner, en outre, que votre beauté, aussi resplendissante qu'incontestable, transcende les simples mots et défie toute comparaison. C'est un honneur inestimable que de pouvoir le reconnaître et le verbaliser avec toute l'humilité qui s'impose.
Gildass ne remarqua même pas l'autre zoukette qui avait caché ses cheveux sous son souhaite à capuche...
(ping Crole Pincemi)
Les précédents déboires amoureux de Gildass lui avaient appris quelque chose : ne surtout pas être soi-même.
Quand on est soi-même, on est médiocre, et Gildass voulait faire bonne impression à cette PAMeLa.
Il avait déjà commencé à changer son langage : PAMeLa se disait polyamoureuse, Gildass serait donc très poli. Il avait même fait des antisèches en notant toute ses formules de politesse dans son iToboz.
Il c'était aussi habillé en parfait gentilzouk, il avait troqué son bêret contre un chapeau un peu plus chic, il avait abandonné les bretelles pour une ceinture en authentique cuir de grazouk, et il avait même avancé sa douche annuelle.
Bref, il était méconnaissable.
Avant de quitter le skwatt, Gildass avait laissé un mot pour prévenir qu'il avait un rencard et qu'il serait injoignable.
Il avait quand même laissé une oreillette pour que ses Kamarades puissent lui souffler des formules de politesse, juste au cas où. Il avait bien-sûr aussi une oreillette sur lui.
C'est donc bien préparé que Gildass arriva au square avec un peu d'avance et un bouquet de fleurs qu'il avait discrètement arraché sur un rond-point.
Il attendait la belle PAMeLa.
(ping Pincemi)
Gildass trouvait que ça manquait de profil sur Adopte un Zouk. Il tomba néanmoins sur le profil d'une très jolie zoukette dont il n'avait jamais entendu parlé : PAMeLa.
Gildass ne savait pas bien ce que pouvait bien vouloir dire "polyamoureuse", sans doute qu'elle aimait les gens avec de bonnes manières. Faisait-elle partie du CDBM ?
Aussi lui envoya t-il un z'like, et un message :
Madame PAMéLa,
Permettez-moi de vous adresser mes salutations les plus distinguées et de prendre quelques instants de votre précieux temps. Il serait réducteur et bien insuffisant de simplement vous dire que votre beauté éclipse celle d'une biero rousse dans le doux crépuscule d'automne, tant votre éclat est unique et inégalé.
Je suis convaincu, avec la plus grande humilité, que nos esprits pourraient se rencontrer et s'entendre sur une multitude de sujets, dans une harmonie parfaite et un respect mutuel absolu.
C'est avec une profonde révérence et une sincère admiration que je me permets de solliciter l'honneur de votre compagnie. Serait-il envisageable, si votre emploi du temps vous le permet et sans vouloir vous importuner, d'accepter de me faire la grâce de votre présence lors d'un rendez-vous dans l'enceinte verdoyante et paisible du square ce mardi ? Je m'engage à ce que ce moment soit à la hauteur de votre magnificence.
Dans l'attente fébrile de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame, mes salutations les plus respectueuses et distinguées.
Gildass se relu. Si cette PAMeLa était polyamoureuse, elle tomberait forcément sous le charme. Il ajouta quand même une dernière forme de politesse, pour être sûr, puis il envoya le message.
( ping Pincemi )
Gildass était de retour en ville depuis quelques temps. Il avait eu le temps de défaire ses valises et de retrouver ses marques au skwatt. Maintenant, il voulait faire des rencontres.
Gildass déverrouilla son iToboz pour aller sur le Toboz'Store et retélécharger Adopt' un zouk.
Son compte était toujours là, mais il nécessitait une mise à jour de son profil :
Jeune zouk à la trompe vigoureuse recherche zoukettes(s) charmante(s) et d'agréable compagnie.
Mon porte struls n'est pas bien rempli mais mon Freegidehr est plein de Biero.
(Struleone, swipez à gauche)
Gildass pris Pincemi dans ses bras !
Ça fait tellement longtemps ! La dernière fois qu'on s'est vu nous étions kamarades !
Gildass donna une grande tape amicale dans le dos de Pincemi.
Ça fait plaisir de te voir, tu n'as pas changé !
Ravi de te revoir Seylinn ! Tu n'as pas changé non plus ! Toujours aussi...
Gildass se ravisa.
Je vais profiter des rayon gamma, on a de la chance d'avoir un si beau soleil !
Bye les zoukettes !
Il s'en alla en courant et en agitant les bras au dessus de sa tête.
Gildass était de retour en ville depuis peu. Il avait entendu dire que ses kamarades Super_Bulle et Franlink avait aménagé une plage.
Le zouk enfila son berret de bain et se rendit à cette fameuse plage. Il traversa la ville sans se rendre compte qu'il avait oublié d'enfiler son zlip de bain, les regards qu'on lui lançait auraient pu lui mettre la puce à la zoreille...
Il aperçu un peu plus loin sur la plage Seylinn et Pincemi.
Gildass avait le soleil dans les neuils mais de là où il était, il avait l'impression qu'elles étaient en pleine partie de "sto p'tits chats".
Gildass trouva ça surprenant.
Il agita les bras en criant !
Hohé ! Comment vous allez ?! Vous êtes les premières trompes familières que je croise hors du skwatt depuis que je suis de retour en ville !
Gildass avait sorti un pack de bierro et réuni quelques un.e.s de ses kamarades.
Chers zamis, c'est devenu compliqué pour moi de m'investir et de suivre toutes les intrigues politiques de la ville.
Regardez, j'ai même pas pris le temps de me démaquiller...
Il est temps que je prenne des vacances. Et puis ça fait longtemps que je veux voir les arcs en sable des grandes plaines irradiées, que je veux observer une envolée d'éléphants à plumes, que je veux fouler les ruine d'une citée zumaine...
Il est temps que je vous laisse, peut être que je reviendrai un jour. Peut être pas.
Vous allez me manquer tous autant que vous êtes.
Il se tourne vers Blazord.
Il est temps que je te rende les rennes mon ami.
Gildass, qui ne disait rien depuis un moment, leva un sourcil en réaction à la déclaration de Franlink.
On va pas se mentir, on s'en doutait.
Tu t'imagines qu'il y a d'autres méthodes valables pour servir le peuple ? Alors tu te met la trompe dans le nœil.
Il n'y a que le MLB qui lutte vraiment pour le peuple.
Tant que tu ne t'opposes pas à nous, tout ira bien.
Alors fais bien attention à ne pas passer de lâcheur à traitre.
Gildass se rappela alors pourquoi il ne parlait pas depuis si longtemps, il se concentrait pour ne pas vomir/gâcher sa bierro.
Et Franlink l'avait déconcentré.
...
BLEUAAAARRRG
Décidément, Franlink n'était vraiment pas cool !
Gildasse ne comprenait pas qui avait bien pu l'inscrire à ce concert. Elle se tourna vers ses Kamarades en fronçant les sourcils.
Bon ! La blague a assez durée, dénoncez-vous ![]()
Le seul instrument que je maitrise c'est la bouteille de bierro, ça fait de jolies notes en soufflant dedans mais c'est pas très rock'n'zlote...
Gildasse entra dans le bureau vide de Romain2839.
J.F Sébastien allait bientôt prendre ses fonctions, Gildasse arrivait trop tard pour narguer Romain2839.
Mince ! J'avais prévu des supers punchlines pour qu'il soit bien deg d'avoir énervé le MLB...
Gildasse ressorti de la mairie.
Le MLB avait décuvé. Mais Gildasse ne serait plus sobre pour longtemps. Elle avait bien l'intention de fêter le départ de Romain2839...
Gildasse prit quand même la caisse de Gnoulzes avant de s'en aller... ![]()
Gildasse dégaina sa bombe de peinture pour menacer le commandant de la garde Struleonienne.
Je ne crois pas t'avoir parlé face de bloubz ! Retourne manger ton caca dans la niche du manoir et laisse les grandes personnes tranquilles !
Gildasse était énervée et savait que ses kamarades étaient derrière elle, prêts à tager le taguer le visage de ces larbins des corrompus si c'était nécéssaire.
La MLBiste dégaina une autre bombe de peinture, et s'en aspergea les doigts pour se faire des peintures de guerre sur les joues, puis elle sadressa à Romain2839.
Vous avez déclaré la guerre à la plus grande force populaire de la ville, et vous êtes trop lâches pour l'assumer.
Vous allez découvrir de quoi le MLB est capable quand il a décuvé !
Gildasse s'éloigna vers la sortie, en continuant de menacer ses opposants avec une bombe de peinture dans chaque main.
Le MLB a décuvé.
Les MLBistes s'étaient remplis de Bierro pour fêter l'élection de Pincemi. Et lorsqu'ils avaient enfin décuvés, Pincemi était à l'asile.
Après une réunion de crise où s'étaient surtout mélées gueules de bois et fumées de raki, Gildasse se rendit à la mairie, elle avait bien l'intention de se faire entendre. elle était accompagnée de Franlink et de quelques autres MLBistes.
L'entrée dans le hall de la mairie fut fracassante :
QU'ON M'AMÈNE LE MAIRE CORROMPU ! Hurla t-elle. SUR LE CHAMPS !
Une veine pulsait sur la tempe de la MLBiste, même certains de ses kamarades n'osaient pas la regarder dans les yeux.
Les MLBistes présents se répartirent dans le hall, certains commençaient à tager des slogants révolutionnaires sur les dorures et les tapisseries.
Le concours de rimes étant terminé, Gildass monta sur la scène.
Mes félicitations à tous les orateurs,
Il ne m'est pas facile de trouver un vainqueur.
Vos participations sont toutes interessantes,
Sauf celle de Taftaf qui était insultante !
Celle de Pincemie et de loin superieure,
Elle gagne ce coucours à portée culturelle,
Désolé pour les autres c'est elle la meilleure,
Vous devrier aussi aller voter pour elle.
Les autres auront quand même un petit quelque chose.
Pour les récompenser pour leurs beaux paragraphes.
Peut être avons nous là de futurs virtuoses,
Alors bravo à tous sauf au zloteur Taftaf !
Martine était catégorique, la ville avait besoin de divertissements !
Et selon elle : non, payer des taxes n'était pas un hobby pour tout le monde.
Gildass avait donc décidé d'organiser un concours de rimes !
Il avait fait monter une estrade pour permettre aux participant·e·s de déclamer leurs plus beaux vers face à un public.
Il fit missiver toute la ville :
La mairie MLbiste vous invite en ce jour,
Venez participer au grand concours de rimes.
Quel que soit le sujet la vie ou bien l'amour,
Vous gagnerez peut être une coquette prime !Du 21 au 30 mai,
Sujet libre et la forme aussi,
Si ça rime c'est validé,
Tentez de remporter le prix.
[ Générées en 0.004 secondes, 6 requêtes exécutées - Utilisation de la mémoire : 714.87 Kio (pic d'utilisation : 765.55 Kio) ]